Pour les tenants de cette approche, l’individu est réduit à un être empêché. Empêché de penser, empêché de se penser comme un être social et donc, empêché de pouvoir contester l’ordre établi.
La pression du discours publicitaire qui fait de la consommation le but unique d’une vie en société, soutenue par les effets anesthésiants des médias -considérés comme une vaste entreprise de décervelage- et d’une politique des loisirs marchands permettant d’évacuer tout esprit critique, transforment l’individu en un « robot joyeux », pour reprendre la formule de Wright Mills , incapable de s’extraire de cette société de propagande généralisée et de loisirs normalisée.
Les penseurs qui voient dans les médias et, plus largement, dans la société de la communication ou de l’info-spectacle partagent une même défiance envers la capacité de l’individu à se faire sa propre opinion, à développer son libre-arbitre et à s’extraire d’un discours dominant. Il n’y a alors pas de place pour une réflexion sur le don et pour une sociologie de la solidarité de proximité.
Si la permanence du don suffit à infirmer pour partie cette vision monolithique, rappelons aussi que la portée du discours se doit d’être interrogée et nuancée. L’effet qu’il produit tient au moins autant au désir et à la situation de celui qui le reçoit qu’à la puissance, argumentative ou communicationnelle, de son émetteur.
Des chercheurs comme Paul Lazarsfeld ont mis en avant le rôle des « gatekeepers » ou leaders d’opinion, dans la formation de l’opinion des individus. Ils ont, dans leur environnement, une influence très forte sur leur communauté parce qu’ils sont considérés comme des spécialistes dans leur domaine. Ils font le lien entre le discours des médias et la réception par le public.
La pression du discours publicitaire qui fait de la consommation le but unique d’une vie en société, soutenue par les effets anesthésiants des médias -considérés comme une vaste entreprise de décervelage- et d’une politique des loisirs marchands permettant d’évacuer tout esprit critique, transforment l’individu en un « robot joyeux », pour reprendre la formule de Wright Mills , incapable de s’extraire de cette société de propagande généralisée et de loisirs normalisée.
Les penseurs qui voient dans les médias et, plus largement, dans la société de la communication ou de l’info-spectacle partagent une même défiance envers la capacité de l’individu à se faire sa propre opinion, à développer son libre-arbitre et à s’extraire d’un discours dominant. Il n’y a alors pas de place pour une réflexion sur le don et pour une sociologie de la solidarité de proximité.
Si la permanence du don suffit à infirmer pour partie cette vision monolithique, rappelons aussi que la portée du discours se doit d’être interrogée et nuancée. L’effet qu’il produit tient au moins autant au désir et à la situation de celui qui le reçoit qu’à la puissance, argumentative ou communicationnelle, de son émetteur.
Des chercheurs comme Paul Lazarsfeld ont mis en avant le rôle des « gatekeepers » ou leaders d’opinion, dans la formation de l’opinion des individus. Ils ont, dans leur environnement, une influence très forte sur leur communauté parce qu’ils sont considérés comme des spécialistes dans leur domaine. Ils font le lien entre le discours des médias et la réception par le public.
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