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Article publié le 01/04/2021 à 02:00 | Lu 10299 fois

Parkinson : adapter son habitat pour faciliter le quotidien et rester chez soi




Parkinson s’accompagne de troubles moteurs : parmi eux, on trouve notamment la lenteur du mouvement, les raideurs musculaires, les crampes, les douleurs, la fatigue extrême, les blocages. A terme, la maladie peut imposer une adaptation du logement afin de maintenir autant que possible l’autonomie au quotidien et prévenir les risques de chutes. Trois questions à Jacky David, responsable de la Commission Habitat France Parkinson.


Photo Jon Nathon Stebbe Unsplash
Pourquoi France Parkinson accompagne-t-elle les malades de Parkinson dans le parcours d’adaptation de leur habitat ?
L’insuffisance des aides financières existantes qui peuvent être demandées à la MDPH, l’ANAH, l’ADIL ou l’ALGI, la complexité des démarches et la durée de traitement des dossiers, font que nombre de personnes abandonnent leur projet.
 
D’autres malades méconnaissent leurs droits et ne les mobilisent pas. Enfin, il n’est pas facile d’évaluer ses propres besoins et de mobiliser les bons intervenants.
 
Pourquoi l’adaptation de l’habitat est-elle importante dans le cadre de la maladie de Parkinson ?
Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson veulent adapter leur cadre de vie pour pouvoir
rester chez elles dans les meilleures conditions possibles et éviter, ou du moins repousser le plus
possible, une entrée en EHPAD.
 
Quelle forme concrète prend-elle ?
Les réponses le plus souvent apportées en matière d'adaptation consistent à remplacer des baignoires des douches, à aménager un accès fauteuil roulant, à poser un monte-escalier.
 
Des aides techniques (main courante, barre de relevage, planche de bain, rehausseur de WC, couverts ergonomiques…) sont également mobilisables.
 
Outre l’amélioration du cadre bâti, dans le logement et ses abords, la problématique d’adaptation porte également sur la présence ou non de proches aidants à proximité et sur les possibilités de faire appel aux professionnels de soins (médecin, neurologue, kinésithérapeute, orthophoniste, infirmier(e)), et aux personnels d’accompagnement (auxiliaire de vie, aide à domicile, etc.), notamment en milieu rural.





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