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Article publié le 16/07/2018 à 03:57 | Lu 2127 fois

Parcours santé des ainés : une première évaluatation en demi-teinte

Les expérimentations Parcours santé des aînés (Paerpa), lancées en 2014 dans neuf territoires pilotes, avaient pour objectif d’améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes âgées de 75 ans et plus et de leurs aidants en faisant progresser la coordination des différents intervenants des secteurs sanitaire, social et médico-social au niveau local. L’Irdes fait le point sur ces dispositifs.


Parcours santé des ainés : une première évaluatation en demi-teinte
Lancée en 2014 dans neuf territoires pilotes, cette expérimentation visait à améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes âgées de 75 ans et plus tout en améliorant l’efficience des parcours de soins. Principalement en réorganisant des parcours de soins, en considérant les nécessités des personnes âgées fragiles et en adaptant les cadres réglementaire et financier à l’échelon d’un territoire.
 
Globalement, l’idée de ces Paerpa était de faire progresser la coordination entre les intervenants des secteurs sanitaire, social et médicosocial. Cette coordination devait ainsi permettre d’améliorer la qualité de la prise en charge globale, de prévenir la perte d’autonomie et d’éviter le recours inapproprié à l’hospitalisation.
 
Les neuf territoires pilotes ont été choisis dans le cadre d’un appel à projet et se sont engagés avec l’Agence régionale de santé (ARS) dans la mise en œuvre d’un ensemble de dispositifs communs. Chaque territoire a reçu des financements, sur quatre ans, pour développer et renforcer ces dispositifs mais avec des stratégies et des actions différentes selon les territoires.
 
En 2016, une extension des territoires pilotes a été décidée par le ministre de la Santé. Elle élargissait l’extension de certains territoires pilotes et introduisait aussi de nouveaux territoires d’expérimentation dans les régions non couvertes en 2014.
 
Selon l’Irdes, les premiers résultats observés à partir des données 2015 et 2016, années correspondant à la montée en charge des expérimentations, ne permettent pas d’établir un effet moyen significatif propre à Paerpa sur les indicateurs de résultats retenus lorsqu’on étudie l’ensemble des territoires.
 
De fait, quel que soit le territoire considéré, il n’y a pas d’effet perceptible de Paerpa sur deux indicateurs de recours à l’hôpital, la durée cumulée de séjours et les réhospitalisations à 30 jours. Ce manque d’impact visible sur les indicateurs hospitaliers, notamment les réadmissions, interroge sur l’adéquation des outils mis en place pour réduire les hospitalisations.
 
Néanmoins, les analyses par territoire permettent de déceler des effets significatifs dans quelques-uns d’entre eux, notamment pour les indicateurs de résultats les plus sensibles aux soins primaires. Par exemple, dès 2015, la polymédication baisse de façon significative dans les territoires Paerpa d’Aquitaine et du Nord–Pas-de-Calais. Dans un contexte d’amélioration générale de ces indicateurs de polymédication, l’évolution est significativement plus favorable dans ces territoires comparativement aux territoires témoins.






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