Paracétamol, Ibuprofène ou aspirine : efficaces mais pas sans risques

Afin de sécuriser l'usage du paracétamol mais aussi de certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène et aspirine), l'ANSM souhaite que ces médicaments ne soient plus accessibles en libre accès dans les pharmacies à partir de janvier 2020 et soient donc placés derrière les comptoirs des pharmaciens.


Ces médicaments disponibles sans ordonnance sont très utilisés en automédication comme anti-douleurs ou anti-fièvres.
 
Ils peuvent présenter des risques en cas de mauvaise utilisation (lésions graves du foie en cas de surdosage de paracétamol par exemple).
 
C'est pourquoi, l'ANSM rappelle aussi les règles de bon usage de ces médicaments.
 
Pour le paracétamol :
- pendre la dose la plus faible, le moins longtemps possible, respecter la dose maximale par prise, la dose maximale quotidienne, l'intervalle minimum entre les prises et la durée maximale de traitement recommandée (3 jours en cas de fièvre, 5 jours en cas de douleur, en l'absence d'ordonnance) ;
- vérifier la présence de paracétamol dans les autres médicaments (utilisés pour douleurs, fièvre, allergies, symptômes du rhume ou état grippal).
 
Pour les anti-inflammatoires non stéroïdiens :
- utiliser à la dose minimale efficace, pendant la durée la plus courte ;
- arrêter le traitement dès la disparition des symptômes ;
- éviter en cas de varicelle ;
- ne pas prolonger le traitement au-delà de 3 jours en cas de fièvre, au-delà de 5 jours en cas de douleur ;
- ne pas prendre deux médicaments de ce type en même temps ;
- respecter les contre-indications à partir du début du 6e mois de grossesse.
 
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Publié le 18/10/2019 à 09:40 | Lu 1364 fois