L’ostéoporose est une maladie fréquente dont la gravité est liée aux fractures qui la compliquent : 40.000 fractures du poignet, 100.000 fractures/tassements vertébraux et 50.000 fractures du col du fémur sont la rançon, chaque année en France, de l’ostéoporose. Malgré les progrès de la chirurgie orthopédique, la fracture du col du fémur reste grave : de fait, 10% des patients décèderont de ses complications au cours de l’année suivante et 50% en garderont un handicap définitif.
L’ostéoporose touche surtout les femmes : environ 15% des femmes de 50 ans, 40% de celles de 65 ans et plus de 70% après 80 ans en sont atteintes. Mais avec l’allongement de la durée de vie, l’ostéoporose touche aussi les hommes et les complications graves des fractures du col du fémur sont plus importantes dans la population masculine.
L'ostéoporose est classée par l’OMS parmi les dix premières maladies prioritaires
L’ostéoporose est une maladie caractérisée par une diminution importante de la masse osseuse et une altération de l’architecture du tissu osseux. Elle rend les os fragiles et les expose à un risque de fracture élevé. L’os se renouvelle en permanence grâce à un processus simultané de formation et de destruction du tissu osseux.
La masse osseuse est donc la résultante de ces deux phénomènes. Elle croit jusqu’à la fin de l’adolescence, reste stable jusqu’à la cinquantaine, puis décroit progressivement surtout chez les femmes au moment de la ménopause avec la baisse des oestrogènes. Elle diminue plus tardivement chez l’homme avec la baisse de la
sécrétion d’androgènes.
En dehors des facteurs hormonaux, une immobilisation prolongée, une mauvaise alimentation et des traitements corticoïdes prolongés favorisent l’ostéoporose. Deux types de cellules assurent le renouvellement de l’os : les ostéoblastes qui interviennent dans sa formation et les ostéoclastes impliqués dans sa destruction. L’ostéoporose semble liée à une activité trop importante des ostéoclastes et c’est dans ce domaine que les recherches sont les plus actives.
L’ostéo-immunologie : une nouvelle discipline de recherches
L’ostéo-immunologie est une nouvelle discipline qui étudie les interactions entre les cellules du système immunitaire et les ostéoclastes, cellules responsables de la résorption osseuse. Elle apporte un éclairage complètement nouveau sur la physiologie et la physiopathologie du tissu osseux.
C’est l’identification du rôle d’interleukines (molécules sécrétées par des cellules du système immunitaire) sur l’activité des ostéoclastes, qui a permis d’établir le premier lien entre le système immunitaire et le tissu osseux. Depuis, il a été montré que de très nombreuses molécules avaient un rôle à la fois sur les fonctions du système immunitaire et sur la physiologie osseuse.
Il est également connu que les ostéoclastes et certaines cellules du système immunitaire, les monocytes, cellules chargées entre autres de l’élimination des déchets, dérivent d’un précurseur commun. Enfin, l’équipe du Dr Pierre Jurdic a démontré récemment qu’il était possible d’obtenir des ostéoclastes à partir de cellules dendritiques, cellules du système immunitaire qui reconnaissent les antigènes et les présentent aux lymphocytes pour déclencher la réponse immunitaire.
Toutes ces concordances ont justifié la création d’une nouvelle discipline à l’interface entre le système immunitaire et l’os, qui permet d’analyser avec un œil neuf les interactions entre les deux systèmes, dans des conditions normales ou pathologiques.
Un des premiers domaines d’application de cette nouvelle discipline est la compréhension des maladies auto-immunes inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde, dans laquelle une activation anormale du système immunitaire conduit à une perte osseuse.
L’ostéo-immunologie apporte aussi un éclairage totalement nouveau dans la compréhension de la différenciation et l’activation des ostéoclastes, en fonction de leur microenvironnement et des conditions physiopathologiques dans lesquelles ils se trouvent. Des approches thérapeutiques complètement nouvelles des maladies inflammatoires ostéoarticulaires ou de l’ostéoporose pourraient en découler. Il faudra cependant rester très prudent, dans la mesure où des molécules actives sur l’os, seront également impliquées dans le fonctionnement normal du système immunitaire.
La recherche du Dr Pierre Jurdic consacrée aux voies d’activation des ostéoclastes a été sélectionnée par le Conseil scientifique de la FRM qui lui a attribué une subvention de 300 000 euros.
L’ostéoporose touche surtout les femmes : environ 15% des femmes de 50 ans, 40% de celles de 65 ans et plus de 70% après 80 ans en sont atteintes. Mais avec l’allongement de la durée de vie, l’ostéoporose touche aussi les hommes et les complications graves des fractures du col du fémur sont plus importantes dans la population masculine.
L'ostéoporose est classée par l’OMS parmi les dix premières maladies prioritaires
L’ostéoporose est une maladie caractérisée par une diminution importante de la masse osseuse et une altération de l’architecture du tissu osseux. Elle rend les os fragiles et les expose à un risque de fracture élevé. L’os se renouvelle en permanence grâce à un processus simultané de formation et de destruction du tissu osseux.
La masse osseuse est donc la résultante de ces deux phénomènes. Elle croit jusqu’à la fin de l’adolescence, reste stable jusqu’à la cinquantaine, puis décroit progressivement surtout chez les femmes au moment de la ménopause avec la baisse des oestrogènes. Elle diminue plus tardivement chez l’homme avec la baisse de la
sécrétion d’androgènes.
En dehors des facteurs hormonaux, une immobilisation prolongée, une mauvaise alimentation et des traitements corticoïdes prolongés favorisent l’ostéoporose. Deux types de cellules assurent le renouvellement de l’os : les ostéoblastes qui interviennent dans sa formation et les ostéoclastes impliqués dans sa destruction. L’ostéoporose semble liée à une activité trop importante des ostéoclastes et c’est dans ce domaine que les recherches sont les plus actives.
L’ostéo-immunologie : une nouvelle discipline de recherches
L’ostéo-immunologie est une nouvelle discipline qui étudie les interactions entre les cellules du système immunitaire et les ostéoclastes, cellules responsables de la résorption osseuse. Elle apporte un éclairage complètement nouveau sur la physiologie et la physiopathologie du tissu osseux.
C’est l’identification du rôle d’interleukines (molécules sécrétées par des cellules du système immunitaire) sur l’activité des ostéoclastes, qui a permis d’établir le premier lien entre le système immunitaire et le tissu osseux. Depuis, il a été montré que de très nombreuses molécules avaient un rôle à la fois sur les fonctions du système immunitaire et sur la physiologie osseuse.
Il est également connu que les ostéoclastes et certaines cellules du système immunitaire, les monocytes, cellules chargées entre autres de l’élimination des déchets, dérivent d’un précurseur commun. Enfin, l’équipe du Dr Pierre Jurdic a démontré récemment qu’il était possible d’obtenir des ostéoclastes à partir de cellules dendritiques, cellules du système immunitaire qui reconnaissent les antigènes et les présentent aux lymphocytes pour déclencher la réponse immunitaire.
Toutes ces concordances ont justifié la création d’une nouvelle discipline à l’interface entre le système immunitaire et l’os, qui permet d’analyser avec un œil neuf les interactions entre les deux systèmes, dans des conditions normales ou pathologiques.
Un des premiers domaines d’application de cette nouvelle discipline est la compréhension des maladies auto-immunes inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde, dans laquelle une activation anormale du système immunitaire conduit à une perte osseuse.
L’ostéo-immunologie apporte aussi un éclairage totalement nouveau dans la compréhension de la différenciation et l’activation des ostéoclastes, en fonction de leur microenvironnement et des conditions physiopathologiques dans lesquelles ils se trouvent. Des approches thérapeutiques complètement nouvelles des maladies inflammatoires ostéoarticulaires ou de l’ostéoporose pourraient en découler. Il faudra cependant rester très prudent, dans la mesure où des molécules actives sur l’os, seront également impliquées dans le fonctionnement normal du système immunitaire.
La recherche du Dr Pierre Jurdic consacrée aux voies d’activation des ostéoclastes a été sélectionnée par le Conseil scientifique de la FRM qui lui a attribué une subvention de 300 000 euros.




