Par le professeur Bruno Vellas du CHU Lagrave-Casselardit / Unité Inserm U558, Toulouse
Vieillissement de la population oblige, le nombre de personnes souffrant de pathologies liées à l’âge ne cesse d’augmenter dans les pays développés. L’élévation de la fréquence des déclins cognitifs et des démences telle que la maladie d’Alzheimer est particulièrement frappante. En conséquence, le développement de stratégies permettant de retarder, voire d’éviter la survenue de ces pathologies devient de plus en plus indispensable.
De nombreuses études ont permis d’identifier différents facteurs susceptibles d’influencer le déclin cognitif. Parmi eux, la nutrition pourrait jouer un rôle majeur. Il existe en effet de plus en plus d’arguments en faveur du rôle de nutriments comme les vitamines, les oligo-éléments et les lipides sur le risque de déclin cognitif et de démence.
Le rôle des acides gras
Des apports élevés en graisses saturées et en graisses transinsaturées (hydrogénées) sont généralement associés à une augmentation du risque de maladie d’Alzheimer. Des apports importants en acides gras poly et monoinsaturés auraient au contraire un effet protecteur contre le déclin cognitif. Les études concernant les relations entre les apports en acides gras essentiels et le déclin cognitif ou la démence sont cependant contradictoires.
Certaines indiquent l’existence d’une interaction complexe entre les apports alimentaires et les caractéristiques génétiques individuelles. Ainsi, un allèle particulier du gène de l’apolipoprotéine E (ApoE) module l’effet des apports en lipides sur le risque de démence et de maladie d’Alzheimer.
D’autres facteurs, de nature environnementale, semblent également jouer un rôle dans la réponse aux lipides : il a par exemple été suggéré que la consommation de cuivre pouvait aggraver l’effet délétère d’une alimentation riche en graisses saturées et trans-insaturées.
De nombreuses équipes de recherche ont évalué l’effet d’une alimentation riche en acides gras polyinsaturés n-3 sur l’évolution des fonctions cognitives. Huit études longitudinales ont conclu qu’une consommation au moins hebdomadaire serait associée à une diminution du risque de démence ou de déclin cognitif.
De nombreuses études ont permis d’identifier différents facteurs susceptibles d’influencer le déclin cognitif. Parmi eux, la nutrition pourrait jouer un rôle majeur. Il existe en effet de plus en plus d’arguments en faveur du rôle de nutriments comme les vitamines, les oligo-éléments et les lipides sur le risque de déclin cognitif et de démence.
Le rôle des acides gras
Des apports élevés en graisses saturées et en graisses transinsaturées (hydrogénées) sont généralement associés à une augmentation du risque de maladie d’Alzheimer. Des apports importants en acides gras poly et monoinsaturés auraient au contraire un effet protecteur contre le déclin cognitif. Les études concernant les relations entre les apports en acides gras essentiels et le déclin cognitif ou la démence sont cependant contradictoires.
Certaines indiquent l’existence d’une interaction complexe entre les apports alimentaires et les caractéristiques génétiques individuelles. Ainsi, un allèle particulier du gène de l’apolipoprotéine E (ApoE) module l’effet des apports en lipides sur le risque de démence et de maladie d’Alzheimer.
D’autres facteurs, de nature environnementale, semblent également jouer un rôle dans la réponse aux lipides : il a par exemple été suggéré que la consommation de cuivre pouvait aggraver l’effet délétère d’une alimentation riche en graisses saturées et trans-insaturées.
De nombreuses équipes de recherche ont évalué l’effet d’une alimentation riche en acides gras polyinsaturés n-3 sur l’évolution des fonctions cognitives. Huit études longitudinales ont conclu qu’une consommation au moins hebdomadaire serait associée à une diminution du risque de démence ou de déclin cognitif.




