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Article publié le 22/05/2020 à 05:33 | Lu 883 fois

Mute de Pascale Clark : la journaliste pointe du doigt l'invisibilité des personnes âgées




De nos jours, de très nombreux ouvrages évoquent les personnes âgées. L’un des derniers en date ? « Mute » (muet en anglais) de la journaliste Pascale Clark paru chez Flammarion en février dernier qui revient sur sa relation avec sa mère devenue dépendante en même temps qu’elle perdait l’usage de la parole. 256 pages, 19 euros.


Mute de Pascale Clark Flammarion
Voici un beau témoignage mère-fille. Celui de l’ancienne journaliste-radio Pascale Clarck (treize ans à France Inter) qui, en quittant son poste fin 2016, s’est retrouvée un jour sans voix… Au même moment, sa mère tombait, devenait dépendante (les chutes sont les plus à risque en matière de dépendance des personnes âgées) et perdait de surcroit l’usage de la parole.
 
Ironie du sort ou coïncidence significative, les deux perdent l’usage de la parole au même moment : « c’est quand je suis devenue muette que tu as cessé de parler. On pouvait vraiment compter sur ta solidarité petite maman » peut-on lire sur la couverture de cet ouvrage paru chez Flammarion en février dernier.
 
Dès lors, deux histoires de femmes et deux silences vont se faire face. Une histoire en binôme que Pascale Clark va retracer tout au long de ce livre intimiste. Mais au-delà de la relation mère dépendante-fille aidante, l’auteur pointe également du doigt, d’une manière plus générale, « l’invisibilisation des personnes âgées de nos jours dans notre société ».
 
Dans ses nombreuses interviews, elle indique : « les personnes âgées ou les vieux sont mis de côté, c’est comme si on ne voulait pas les voir sur la photo et ça me révolte pas mal ». Pour Pascale Clark, ce rejet du vieillissement et des ainés, serait directement lié à la crainte de la mort…
 
Et comme des nombreuses personnalités, chercheurs et scientifiques, elle estime qu’il est grand temps que cette société change son regard sur la vieillesse. « Une nécessité absolue » selon elle. Et ce n’est pas nous qui allons la contredire…