Au fil du temps, plusieurs études scientifiques se sont penchées sur cette méthode, elles ont mis en évidence les choses suivantes.
- l’efficacité de la méthode sur l’amélioration de l’engagement et des affects positifs durant les activités, en comparaison à des activités traditionnelles
- les effets bénéfiques de cette méthode sur l’autonomie en vie quotidienne, les interactions sociales dans les activités, les problématiques de comportement, notamment une baisse des comportements d’agressivité et d’agitation
- le fait que les activités Montessori étaient plus particulièrement efficaces pour les personnes présentant des troubles cognitifs sévères et des capacités verbales réduites et donc sur la qualité de vie des personnes et de leur entourage.
Une étude publiée en 2016, par Dewitt-Hobblit et collaborateurs a évalué au sein de seize établissements accueillant des personnes présentant une « démence » l’impact d’un programme associant les principes de la méthode Montessori à un programme visant à organiser de manière adaptée des activités tout au long de la journée pour les résidents. Les résultats mettent tout d’abord en évidence une réduction marquée de la consommation de psychotropes (neuroleptiques, anxiolytiques, antidépresseurs et hypnotiques).
A noter que la consommation d’hypnotiques a baissé en moyenne de 96% dans ces établissements, ce qui s’explique aisément par le fait que les résidents étant engagés dans des activités tout au long de la journée, ils n’ont plus besoin d’un traitement pour dormir le soir.
De manière intéressante, cette baisse s’accompagne d’une réduction très significative des problématiques de déambulation et d’agitation (respectivement de 85 et 87% en moyenne), confirmant que lorsque les personnes sont engagées dans des activités porteuses de sens, elles ne présentent pas en même temps des comportements problématiques.
Ces bénéfices s’accompagnaient en outre d’une amélioration du sommeil et des résidents et d’une augmentation de leur poids. A noter que plusieurs résidents (en moyenne 10 par établissement) ont récupéré de l’autonomie dans des actes de bases de la vie quotidienne (alimentation, toilette, habillage, etc.).
Enfin, des bénéfices sur le fonctionnement des institutions furent également observés, notamment une diminution du turn-over des équipes soignantes et une augmentation du taux d’occupation des lits.
Trois études récentes ont aussi montré une amélioration de la capacité à s’alimenter de manière autonome chez des personnes atteintes de démence vivant en institution, avec un bénéfice sur toutes les mesures nutritionnelles notamment, après avoir appliqué les principes de la Méthode Montessori à cette activité particulière et en utilisant des activités Montessori comme support de rééducation. A noter que les effets de ces interventions se maintenaient au-delà de 6 mois.
*la devise de Maria Montessori