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Article publié le 13/12/2019 à 01:00 | Lu 409 fois

Mes chaussettes rouges : l'élégance à vos pieds !

L’homme français n’est absolument pas élégant. Il suffit de regarder ses chevilles pour constater à quel point il peut être indifférent à son allure... Sans parler de souliers négligés, les chaussettes sont grises, synthétiques et toujours trop courtes.


L’inélégance de l’homme français atteint toutes les catégories y compris ce que les marketeurs nomment les CSP+. Les écoles de commerce étant d’ailleurs de grands pourvoyeurs d’hommes « gris ». Oublions les costumes étriqués pour se concentrer sur les pieds.
 
Avec les souliers, la chaussette ponctue celui qui les porte. Assis, les jambes croisées, on ne voit qu’elle et le mollet blanchâtre vaguement poilu s’il s’agit d’une socquette. Et contrairement aux affirmations de James Darwen, la chaussette ne doit pas être grise ou bleu foncé. Un peu de provocation et de fantaisie doit être autorisée. Bien sûr, l’on fuira les chaussettes Burlington trop caricaturales.
 
En premier lieu, la chaussette doit impérativement arriver au-dessus du galbe du mollet. C’est la seule façon de cacher la surface de peau entre haut de socquette et bas du pantalon. En second lieu, il est important de choisir des matières naturelles, fil d’Ecosse, laine, voire coton pour le sport.
 
Vient ensuite le choix subjectif du coloris ou du dessin éventuel. N’attaquer pas tout de suite par le rouge des chaussettes Gammarelli, cela demande une certaine habitude. La palette de teintes est suffisamment large pour que l’on puisse s’engager rapidement hors du gris.
 
La boutique parisienne Mes Chaussettes Rouges sera à cet égard l’endroit parfait pour tenter une nouvelle approche de l’élégance pédestre. Dans la boutique de la rue César Franck à Paris, 400 modèles s’exposent dans un feu d’artifice de couleurs.
 
Outre les Gammarelli, les amateurs trouveront de superbes Bresciani en laine que connaissaient déjà les habitués de feu la maison Arnys ainsi que des Mazarin et des Gallo. Pour les dix ans de la maison, les deux créateurs, Vincent Metzger et Jacques Tiberghien viennent de s’offrir une machine à tricoter afin de pouvoir élargir leur offre avec des produits sur-mesure. Un outil qui permet de produire des bas de contention, des chaussettes de ski ou tout autres modèles spécifiques pour des clients qui tiennent à conserver un minimum d’élégance.
 
Pour célébrer cette décennie, Mes Chaussettes Rouges a créé un coffret semainier qui se décline en sept nuances de rouge en fonction du tricotage et des matériaux, fil d’Ecosse, soie, cachemire ou encore coton. Destiné aux ultimes amateurs ce coffret est vendu 185 euros.
 
Ce lieu rare est certes un peu perdu dans une petite rue du XVème mais néanmoins, vous n’aurez plus aucune excuse pour avoir un minimum d’élégance. Et par pitié, on met immédiatement à la poubelle les vieilles socquettes innommables brodées de Mickey que l’on vous a offerts.
 
Comme toute maison moderne Mes Chaussettes Rouges vend également ses produits sur internet mais pour un premier achat rien ne remplace le plaisir de toucher la matière d’une belle laine.
 
Joël Chassaing-Cuvillier





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