Transmission de la mémoire : héritage épigénétique
Le Pr. Jaffard indique, en s'appuyant sur des études récentes réalisées chez l'animal, que « les effets de l'environnement culturel et social, le stress et certains apprentissages peuvent se transmettre à la descendance ».
On parle alors d'héritage épigénétique, dont les premières hypothèses sur ce sujet avaient été faites par Lamarck au 19ème siècle !
Ces hypothèses impliquaient la transmission des informations des cellules somatiques (cellules nerveuses) aux cellules germinales (cellule de la reproduction).
Les propriétés de la mémoire : des prédispositions plus que des facteurs innés
Le Pr. Jaffard convient de l'existence de comportements innés mais souligne qu'il est difficile de les discerner... Il précise qu'il existe « un certain nombre de prédispositions, de préparations à apprendre plus que des données innées dans la mesure où l'on a des capacités à associer très rapidement un stimulus à un autre ».
Exemple : l’aversion olfactive et gustative conditionnée
« Lorsque vous consommez un aliment, il a une certaine odeur et une certaine saveur. Si vous êtes malade dans les heures qui suivent, vous rejetterez ensuite cet aliment lorsqu'il vous sera présenté», explique le professeur.
L’environnement socio-culturel : facteur-clé de la construction de notre mémoire
L'environnement socio-culturel constitue une donnée primordiale dans l'organisation de notre cerveau et conditionne la mémoire. Selon Bernard Stiegler, « le social informe, il met en forme le psychique et le contraint à intérioriser des règles ». Cela explique « l'évolution des cultures et ses appropriations » déclare-t-il.
Les âges de la mémoire :
A partir de cinq ans : développement de la mémoire des objets. C'est celle qui mature le plus rapidement.
Vers vingt ans : maturation de la mémoire épisodique. C'est à cette période que la mémoire semble atteindre son fonctionnement optimal. C'est également celle qui va défaillir en premier chez un sujet vieillissant, d'autant plus lorsqu'il est touché par une maladie neuro-dégénérative telle que Alzheimer.
A l’âge de trente ans : la maturation de la mémoire des visages atteint son sommet. Passé trente ans, cette mémoire commence à s'affaiblir avec le vieillissement.
Le Pr. Jaffard indique, en s'appuyant sur des études récentes réalisées chez l'animal, que « les effets de l'environnement culturel et social, le stress et certains apprentissages peuvent se transmettre à la descendance ».
On parle alors d'héritage épigénétique, dont les premières hypothèses sur ce sujet avaient été faites par Lamarck au 19ème siècle !
Ces hypothèses impliquaient la transmission des informations des cellules somatiques (cellules nerveuses) aux cellules germinales (cellule de la reproduction).
Les propriétés de la mémoire : des prédispositions plus que des facteurs innés
Le Pr. Jaffard convient de l'existence de comportements innés mais souligne qu'il est difficile de les discerner... Il précise qu'il existe « un certain nombre de prédispositions, de préparations à apprendre plus que des données innées dans la mesure où l'on a des capacités à associer très rapidement un stimulus à un autre ».
Exemple : l’aversion olfactive et gustative conditionnée
« Lorsque vous consommez un aliment, il a une certaine odeur et une certaine saveur. Si vous êtes malade dans les heures qui suivent, vous rejetterez ensuite cet aliment lorsqu'il vous sera présenté», explique le professeur.
L’environnement socio-culturel : facteur-clé de la construction de notre mémoire
L'environnement socio-culturel constitue une donnée primordiale dans l'organisation de notre cerveau et conditionne la mémoire. Selon Bernard Stiegler, « le social informe, il met en forme le psychique et le contraint à intérioriser des règles ». Cela explique « l'évolution des cultures et ses appropriations » déclare-t-il.
Les âges de la mémoire :
A partir de cinq ans : développement de la mémoire des objets. C'est celle qui mature le plus rapidement.
Vers vingt ans : maturation de la mémoire épisodique. C'est à cette période que la mémoire semble atteindre son fonctionnement optimal. C'est également celle qui va défaillir en premier chez un sujet vieillissant, d'autant plus lorsqu'il est touché par une maladie neuro-dégénérative telle que Alzheimer.
A l’âge de trente ans : la maturation de la mémoire des visages atteint son sommet. Passé trente ans, cette mémoire commence à s'affaiblir avec le vieillissement.
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