Le gouvernement semble avoir pris conscience de cette nécessité et a d’ailleurs accordé une place importante à une mesure dans sa réforme : la retraite progressive.
Néanmoins, élargie en étant à l’avenir possible pour les fonctionnaires, elle reste limitée par ailleurs en étant décalée de 60 ans à 62 ans.
Or, nous rencontrons beaucoup de salariés fatigués dès l’âge de 57/58 ans. D’ailleurs, d’après l’étude d’impact de la réforme présentée par le gouvernement, le taux de personnes « inactives » (chômage, maladie, absents) de la génération 1950 atteint 29% l’année précédant le départ en retraite.
Pour répondre à cette problématique, il existe aujourd’hui le temps partiel senior mis en place par certaines entreprises dès 57/58 ans avec maintien de cotisations retraite à temps plein et éventuellement un maintien de rémunération au-delà du taux d’activité de l’ordre de 5% à 15%.
Le gouvernement envisage à cet égard d’implémenter dans chaque entreprise un CET dit « universel » qui pourrait être utilisé comme une réelle solution pour aménager les fins de carrière grâce à du temps partiel. L’État et les entreprises, par accord, pourraient même décider d’abonder une partie des jours déposés.
Ce dernier pourrait d’ailleurs être utilisé uniquement à partir d’un certain âge dans le cadre d’un aménagement de fin de carrière (congé de fin de carrière, temps partiel) aux fins de limiter les arrêts de travail et organiser au mieux les transfert de compétences. L’avenir de ce CET serait certainement discuté dans le cadre d’une prochaine Loi Travail.
L’Index Senior, rejeté par le Conseil constitutionnel le 14 avril dernier, avait quant à lui, l’avantage de mettre la gestion des seniors au centre du dialogue social.
Il rendait ainsi le sujet de l’emploi des seniors obligatoire dans le cadre de la négociation GEPP et contraignait les entreprises à davantage de transparence grâce à des sanctions financières dont le montant serait fonction de la masse salariale.
Si cet index a été écarté par les Sages parce qu’il ne respectait pas l’objet de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale dans lequel il était inscrit, il n’a toutefois pas nécessairement rendu son dernier souffle puisque le gouvernement pourrait le voir adopté via une autre loi.