Il y a quelque chose de naïf, de presque enfantin, dans son discours ; la malice joue avec la gravité, mais qu'on ne se méprenne pas, il s'agit d'une fausse naïveté. C'est qu'il s'entretient avec la majesté silencieuse du monde.
A rebours de notre époque vouée à l'instantanéité, Christian Bobin invite à l'ouverture qui est une porte vers l'éternité. La gravité des notations dévoile une écoute passionnée toute de douleur apaisée.
Apaisée, vraiment ? Hum, par moment la parole s'agace et jette des fulgurances quand il brocarde l’aveuglement des puissants du siècle de Louis XIV comme s'il faisait une discrète critique de notre vingt et unième siècle.
Puis il revient à son écriture sobre et poétique : « Ecrire comme on taille une branche pour en extraire la flèche qu'elle promettait ».
Assurément, la flèche atteint le lecteur. Il lui appartient alors de s'approprier le livre : « Il y a toujours dans un livre même mauvais, une phrase qui bondit au visage du lecteur comme si elle n'attendait que lui ».
Les ruines du ciel de Christian Bobin
Editions Gallimard
182 pages
15,50 euros
A rebours de notre époque vouée à l'instantanéité, Christian Bobin invite à l'ouverture qui est une porte vers l'éternité. La gravité des notations dévoile une écoute passionnée toute de douleur apaisée.
Apaisée, vraiment ? Hum, par moment la parole s'agace et jette des fulgurances quand il brocarde l’aveuglement des puissants du siècle de Louis XIV comme s'il faisait une discrète critique de notre vingt et unième siècle.
Puis il revient à son écriture sobre et poétique : « Ecrire comme on taille une branche pour en extraire la flèche qu'elle promettait ».
Assurément, la flèche atteint le lecteur. Il lui appartient alors de s'approprier le livre : « Il y a toujours dans un livre même mauvais, une phrase qui bondit au visage du lecteur comme si elle n'attendait que lui ».
Les ruines du ciel de Christian Bobin
Editions Gallimard
182 pages
15,50 euros
