Les rosés de Bandol : l'aristocratie du rosé

Bandol, pour beaucoup, c’est un joli petit port et ses plages, en un mot, les vacances. Mais Bandol, c’est aussi un vignoble réputé pour ses vins rouges de grande qualité. Et, au-delà de ses rouges, il convient de ne pas oublier les rosés et les blancs. Aujourd’hui, ce sont les rosés que nous allons vous présenter par l’intermédiaire d’une petite sélection.


Créée en 1941, l’AOC Bandol étend son vignoble tout autour du village du Castellet. Une commune également connue pour abriter sur son territoire, l’un des plus beaux circuits automobiles du monde et tout au moins l’un des plus sécurisant.
 
C’est dans cet environnement que le terroir du Bandol et ses 1.600 hectares de vignes réparties entre 65 domaines et 3 coopératives produisent depuis plusieurs siècles, des vins à la réputation mondiale.
 
La production est partagée entre 75% de rosé, 20% de rouge et 5% de blanc avec pour cépages principaux en rosé et en rouge le mourvèdre, le grenache et le cinsault. En blanc, la clairette, l’ugni blanc et le bourboulenc dominent.
 
Plus que des vins de copains ou d’apéritifs et de barbecue au bord de la piscine, les rosés de Bandol sont des vins destinés à accompagner une cuisine raffinée et gastronomique.

Des couleurs de robes intenses ou évanescentes, des arômes de fruits, de la minéralité ; chacun de ces rosés offre le soin apporté lors de son élevage par des viticulteurs attentifs.
 
Autant de vins de qualité qui doivent être différenciés des rosés de volume que l’on rencontre désormais et qui risquent de tuer les beaux domaines.
 
On voit désormais des rosés venus de régions inhabituelles en la matière qui ne donnent pas une image flatteuse de cette couleur. Bien sûr, il faut accepter des prix plus proches de la dizaine d’euros pour pouvoir avoir un vin qui accompagnera des plats de qualité comme des oursins, des poissons de roche ou un loup de ligne au fenouil. 

Voici une courte sélection de beaux flacons de Bandol dont les images permettent de découvrir la variété et la richesse des robes de ces rosés avec en trois mots des premières sensations. 
 
  • Domaine de Terrebrune, frais fruité avec des notes de groseille et une robe de rubis.
  • Château de Pibarnon, une robe intense aux reflets d’or, un nez frais, fruité en bouche, légère minéralité. Un rosé gastronomique.
  • May, une robe intense et une bouche fraîche et minérale.
  • Château Barthès, une étiquette chic accompagne un rosé à la robe légère et délicate, la bouche fraîche et fruitée délivre des arômes de petits fruits rouges.
  • Château Pradeaux, une robe d’une belle intensité couleur cerise, un nez de petits fruits, une bouche minérale et de violette, une belle longueur de groseilles.
  • Domaine Lafran-Veyrolles, une robe saumon très pâle, un nez délicatement fruité, une bouche agréable, structurée avec de la mâche. Une belle longueur.
  • Château Canadel, une robe saumon soutenue, un nez expressif, fruité, une bouche de fruit rouge et une belle minéralité dans la longueur. Et ce qui ne gâte rien, une médaille d’or au concours agricole de Paris 2024.
 

Voici quelques jolis flacons où la qualité reste toujours la ligne directrice et qui seront les compagnons parfaits de diners où les belles viandes le disputeront à des poissons de belles provenances.
 
En espérant que cela vous donnera le goût des beaux rosés et vous fera abandonner le rosé « piscine » de la production industrielle.
 

Joël Chassaing-Cuvillier


Publié le 09/05/2024 à 01:00 | Lu 1167 fois