Sommaire
Article publié le 15/05/2019 à 03:11 | Lu 972 fois

Les maladies cardio-vasculaires tuent une femme sur trois : mobilisons-nous le 16 mai !

Le 16 mai prochain, le mouvement Ajila va lancer la 5ème édition du RED DAY. Les mots d'ordre : informer, prévenir, savoir diagnostiquer et contrôler les risques pour pouvoir lutter contre les maladies cardio-vasculaires chez les femmes. Détails.


On le sait, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Toutefois, les hommes et les femmes ne sont pas égaux face à ces maladies.
 
En effet, les femmes d'aujourd'hui, plus exposées par leur mode de vie, sont près de 9 millions à en mourir chaque année dans le monde, soit une femme sur trois ! Un tiers, c’est énorme. Ce fléau est la raison d'être du mouvement « Sauvez le Cœur des Femmes ».
 
Selon Isabelle Weill, Présidente d'Ajila et fondatrice du mouvement : « pour faire évoluer les mentalités, il faut informer. Depuis 5 ans nous mobilisons les médias, les entreprises et les personnalités pour qu'ils sensibilisent le grand public sur cet enjeu. Ce qui nous encourage à continuer ce combat, c'est de voir à quel point chacun participe à son niveau. C'est une formidable énergie collective ! ».
 
Les facteurs de risque cardiovasculaire majeurs chez la femme sont globalement identiques à ceux des hommes (HTA, tabagisme, stress…) mais le diabète augmente le risque de mortalité cardiovasculaire de trois à sept fois chez les femmes (contre 2 à 3 fois chez l’homme).
 
De plus, elles ont beaucoup plus souvent des symptômes atypiques. La proportion de symptômes sans vraie douleur rétro sternale est beaucoup plus élevée que chez les hommes. Les femmes n’ont pas forcément la douleur brutale dans le bras, mais ressentent plus des troubles digestifs (nausées…), une grosse fatigue, des troubles du sommeil et de l’humeur, ce qui trop souvent oriente vers un mauvais diagnostic.
 
Les femmes bénéficient aussi de moins d’angiographie pour se faire diagnostiquer, de moins d’électrocardiogramme d’effort, de moins d’angioplastie, de moins de pontage que les hommes… Elles ont des symptômes atypiques, mal compris voire négligés par les professionnels de santé.
 
Leur prise en charge en urgence est trop tardive. Après un accident cardiovasculaire, la prise en charge thérapeutique est souvent moins audacieuse chez la femme, elles bénéficient moins souvent d’une coronographie, elles sont moins souvent revascularisées que les hommes…
 
Les traitements au long cours sont aussi moins souvent prescrits tout comme les médicaments qui sont parfois même sous-dosés chez les femmes en prévention primaire et secondaire. Enfin malgré les bénéfices prouvés de la rééducation cardiaque sur la qualité de vie et la mortalité, celle-ci est également moins souvent recommandée qu’aux hommes
 
Comment se mobiliser le 16 mai ?  En invitant tout le monde à mettre en avant la couleur rouge et à poster leurs selfies sur les pages Facebook sauvezlecoeurdesfemmes, Instagram via @SauvezleCoeurdesFemmes et Twitter via la mention @CoeurdesFemmes.