Sommaire
Article publié le 24/09/2019 à 04:48 | Lu 2737 fois

Les maladies cardio-vasculaires : première cause de mortalité en France pour les seniors

A l’occasion de la Journée Mondiale du Cœur, le 29 septembre, la Fédération Française de Cardiologie déclare l’état d’extrême urgence et rappelle que la prévention reste la seule façon d’inverser la tendance. Petit rappel : 400 morts par jour ! Un bilan des plus alarmants pour les maladies cardio-vasculaires qui ne cesse de s’alourdir en France et qui concernent autant les seniors que les femmes (très concernées), les hommes, les adultes et même certains jeunes !


Les maladies cardio-vasculaires : première cause de mortalité en France pour les seniors
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rappelle que les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Elles provoquent 31% des décès prématurés (près du tiers) et ces chiffres progressent chaque année.
 
Mais de quoi parle-t-on exactement ? Il s’agit d’un ensemble de pathologies qui affectent le cœur et les vaisseaux sanguins : angine de poitrine, infarctus du myocarde, maladies du muscle cardiaque et des valves du cœur, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, AVC, etc.  
 
Alors que l’espérance de vie s’accroît en France à 85,3 ans pour les femmes et 79,4 ans pour les hommes, les années de vie en bonne santé ont-elles… tendance à diminuer. En cause ? Un manque d’activité physique et un isolement social, deux facteurs de risque cardio-vasculaires majeurs.
 
D’ailleurs, alors que L’OMS recommande aux moins de 65 ans de bouger 30 mn par jour, recommandation qui passe à 1 h quotidienne au-delà, ils ne sont en réalité que 17% à bouger 4 h par semaine.
 
Selon une étude menée par les Petits Frères des pauvres, 900.000 personnes âgées de 60 ans et plus sont isolées de leur famille et de leurs amis. Parmi elles, 300.000 sont dans un isolement extrême, véritable situation de « mort sociale ».
 
Or, une personne en situation de précarité affective augmente son risque de développer un infarctus de 29%. En effet, la solitude extrême accroît la consommation de tabac et d’alcool, le manque d’exercice physique, le stress, la dépression, une mauvaise alimentation, autant de comportements favorisant l’apparition de maladies cardio-vasculaires.
 
Il faut savoir que selon l’OMS, les maladies cardio-vasculaires constituent la prochaine épidémie mondiale et ne sont à ce jour pas suffisamment prises en charge : 17,7 millions de décès leur sont imputables. Pourtant l’amélioration de la prévention primordiale et une meilleure prise en charge permettraient de prévenir près de 80% des infarctus !
 
En France, ces pathologies cardiaques sont à l’origine d’environ 140.000 décès/an. A titre de comparaison, les accidents de la route étaient responsables de 3.248 morts en 2018 soit environ 9 morts par jour.
 
Comme le rappelle la FFC : « Les maladies cardio-vasculaires sont des maladies du mode de vie et les combattre représente un réel enjeu de société. La prévention primordiale sous-tend l’éducation à la santé en milieu scolaire, au travail et tout particulièrement auprès des populations les plus précaires souvent en rupture de soins. Installer la prévention au cœur du quotidien des Français en les aidant à changer leur comportement d’hygiène de vie est l’un des combats prioritaires de la fédération ».
 
Chaque année, la FFC organise la Semaine du cœur dans toute la France avec, pour cette édition, plus de 170 actions du 21 au 29 septembre 2019. Rappelons que la Semaine du Cœur a pour objectif d’apprendre à se protéger contre les facteurs de risque CV : conseils d’hygiène de vie, information sur les facteurs de risque cardio-vasculaire, dépistages, initiations aux gestes qui sauvent, conférences, rencontres avec des chercheurs…
 
« Les messages que nous voulons faire passer aux Français lors de la Semaine du Cœur s’inscrivent dans cette logique de prévention primordiale, en valorisant un mode de vie sain et équilibré à travers de nombreuses actions destinées au grand public » conclut le communiqué de la FFC.





Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 7 Novembre 2019 - 01:00 Nash : de l'intérêt des probiotiques