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Article publié le 30/05/2019 à 01:00 | Lu 915 fois

Les enjeux du diabète et des maladies cardiovasculaires

Pour sa 8ème édition de la semaine nationale de prévention du diabète qui aura lieu du 7 au 14 juin 2019 dans toute la France, la Fédération Française des Diabétiques a choisi de mettre l’accent sur le lien entre le diabète et les maladies cardiovasculaires, et de rappeler l’importance de l’équilibre alimentaire et de l’activité physique régulière.


Les enjeux du diabète et des maladies cardiovasculaires
Le diabète est considéré comme une véritable épidémie. Selon les statistiques, 5,4% de la population est traitée pour un diabète soit près de 3,7 millions de personnes. Cela concerne les différents types de diabète : le type 1 (environ 6%), le type 2 (environ 92%) et 2% pour les formes de diabètes rares.
 
À ces chiffres, s’ajoutent les 500.000 à 800.000 personnes diabétiques de type 2 qui ignorent leur maladie. Au-delà du nombre considérable de personnes touchées par cette pathologie, c’est l’augmentation continue du taux de prévalence du diabète qui est préoccupante.
 
Entre 2006 et 2009, le nombre de personnes traitées pour diabète a augmenté de 5.4% en moyenne. Il était de 2.3% entre 2009 et 2013.
 
Le diabète de type 2 constitue un facteur de risque dans la survenue d’une maladie cardio-neurovasculaire. Les complications du cœur et des artères sont 2 à 3 fois plus fréquentes chez les personnes diabétiques que dans le reste de la population.
 
Ces polypathologies fréquentes (diabète de type 2 - maladies cardiovasculaires) constituent des enjeux de santé publique. Et inversement certaines maladies (notamment cardio-vasculaires : obésité, hypertension artérielle, hypercholestérolémie…) liées à nos habitudes de vie peuvent favoriser la survenue du diabète de type 2.
 
Les chiffres relatifs aux maladies cardiovasculaires ou cardioneurovasculaires sont tout aussi marquants.
Selon le ministère de la Santé, « elles sont la première cause de mortalité dans le monde, la deuxième en France (première pour les femmes) juste après les cancers.
 
Malgré quatre décennies de baisse de mortalité et morbidité grâce à la prévention et aux progrès thérapeutiques, les maladies cardio-neurovasculaires (ex. l’insuffisance cardiaque, la maladie veineuse thromboembolique, les anévrismes de l’aorte abdominale, les valvulopathies, …) restent à l’origine d’environ 140.000 morts par an.
 
Elles sont aussi, l’une des principales causes de morbidité avec 3,5 millions de personnes (assurés du régime général de l’Assurance maladie) traitées en 2012, et plus de 11 millions pour risque vasculaire ou diabète. »
 
Il existe également de fortes disparités sociales et territoriales de mortalité cardio-neurovasculaire. De plus à âge égal, le taux de mortalité des hommes est plus élevé que celui des femmes (300 versus 190 pour 100.000 personnes en 2010).
 
Les personnes en situation de vulnérabilité sociale ont plus de risque que les autres de souffrir d’obésité, qui augmente les risques de maladies cardiovasculaires et de diabète. Pour un revenu inférieur à 1200 euros, le pourcentage de personnes obèses est de 24.1% contre 15% pour la population générale.
 
Il est à souligner que le pourcentage de personnes obèses dans la population générale reste stable entre 2009 et 2012 alors qu’il augmente chez les personnes ayant un faible revenu. A noter donc, un accroissement des inégalités au cours des dernières années.
 
Sachant que la population de personnes obèses est beaucoup plus touchée par le diabète que la population générale (13,5% contre 5,8%), il est clairement établi que les personnes en situation de vulnérabilité sociale ont plus de risque que les autres de souffrir du diabète.
 
La raison principale de cette incidence accrue est une alimentation déséquilibrée et un mode de vie sédentaire. D’autre part et en raison de la prise en charge tardive de la maladie, les complications sont plus fréquentes et plus graves chez ces personnes que dans la population générale.
 
En 2012, la somme de l’ensemble des dépenses remboursées à des patients diabétiques (pour le diabète ou pour toute autre pathologie) s’élève à 19 milliards d’euros, soit 15% des dépenses de l’Assurance Maladie.