Les aliments qui vont aider votre corps à mieux combattre les maux d'hiver

Êtes-vous prêt à affronter vos ennemis saisonniers : les rhumes qui sévissent dès la fin de l’été, le virus de la Covid-19, déjà actif et qui le restera jusqu’en avril et la grippe à partir de janvier ? Pour vous aider à vous préparer au mieux, Nutristore a demandé aux journalistes scientifiques de LaNutrition de recenser les aliments ayant prouvé leurs effets sur le système immunitaire. Vous allez pouvoir découvrir leurs propriétés dans cette lettre et les intégrer dès aujourd’hui à votre quotidien.


Selon votre âge, votre sexe, votre santé métabolique, votre statut immunitaire, une infection ira de la simple indisposition à des complications pouvant être plus sérieuses ou plus longues.
 
Dans ce contexte, autant mettre toutes les chances de rétablissement -rapide- de votre côté et cela commence dès maintenant avec des mesures simples.
 
Dès aujourd’hui, vous pouvez déjà intégrer à vos repas les aliments, qui ont retenu l'attention des scientifiques pour leurs bienfaits sur le système immunitaire. Découvrez sans tarder ceux que vous pouvez consommer régulièrement pour vous aider à faire face aux infections saisonnières.

Ail et oignon

La santé du microbiote intestinal, c’est-à-dire sa diversité, est liée à celle du système immunitaire. La diversité du microbiote dépend des prébiotiques que vous avalez et qui sont essentiellement des fibres non digestibles. On en trouve dans de nombreux végétaux, qu’il faudrait consommer deux à trois fois par jour, par exemple asperge, poireau, kiwi, graines de lin.
 
L’ail et l’oignon sont d’excellentes sources de prébiotiques et peuvent être incorporés à de nombreux plats. Des études ont mis en évidence les bénéfices de l’ail en particulier sur certains aspects de l’immunité. L’ail peut être incorporé à de très nombreux plats quotidiens.

Les aliments fermentés : yaourt, kéfir, choucroute, tempeh, miso

Les aliments fermentés renferment des bactéries du type de celles que l’on rencontre dans l’intestin ; les types courants de probiotiques comprennent (lactobacilles, bifidobactéries et saccharomyces boulardii (levure)).
 
Les aliments fermentés peuvent donc soutenir la diversité de la flore intestinale, qui intervient dans l’immunité. Les études ont surtout été conduites avec des suppléments mais les chercheurs pensent qu’il est intéressant d’enrichir son alimentation quotidienne avec des aliments fermentés.
 
Le yaourt est fabriqué en cultivant du lait animal ou du soja avec des bactéries qui produisent de l'acide lactique, telles que Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus, bien que d'autres souches puissent également être utilisées.
 
Le kéfir est issu de la fermentation du lait ou de jus de fruits sucrés avec des bactéries et levures (grains de kéfir). Le kéfir de lait est proche du yaourt dans sa composition, mais plus liquide.
 
Le tempeh est un aliment à base de soja qui, en plus des probiotiques, constitue une excellente source de fibres, de protéines et de fer.
 
Le miso est une pâte obtenue à partir de la fermentation du soja avec plusieurs types de bonnes bactéries. Il peut être incorporé à un bouillon pour préparer une soupe riche en probiotiques.
 
La choucroute est un chou fermenté (Brassica oleracea) qui est une excellente source de fibres, de vitamines B et C, de fer et de glucosinolates (composés anticancéreux). Pour qu’elle apporte des probiotiques, la choucroute ne doit pas être pasteurisée. La choucroute peu salée renferme plus de vitamine C.

Agrumes et kiwi

Les agrumes sont la principale source de vitamine C en hiver, une période où, dans l’hémisphère nord, les taux plasmatiques de vitamine C ont tendance à baisser du fait d’une offre en fruits et légumes plus faibles. Depuis qu’on les trouve sur les étals, kiwi et agrumes contribuent à maintenir un bon statut en cette vitamine.
 
Il faut savoir que l’homme ne sait pas synthétiser la vitamine C. Or, plusieurs aspects de la fonction immunitaire dépendent d’elle, en particulier l’activité de certains globules blancs comme les neutrophiles dont elle stimule la phagocytose et les macrophages, chargés d’éliminer les premiers après qu’ils aient été mobilisés pour combattre les microbes.
 
Le niveau de vitamine C dans le plasma diminue rapidement lors de stress physiologiques (infections, traumatisme, chirurgie), ce qui semble rendre plus susceptible aux infections respiratoires.

Poissons gras

Les poissons gras (sardine, hareng, maquereau, saumon, truite) renferment des quantités appréciables d’acides gras oméga-3 à longues chaînes : EPA, DHA, DPA. Ces acides gras sont anti-inflammatoires.
 
Il faut éviter de les surconsommer en début d’infection car l’inflammation est nécessaire pour mobiliser les cellules immunitaires.
 
En revanche, ce sont des aliments intéressants plusieurs jours après une infection virale dans les cas où le système immunitaire reste activé après une infection par virus ou bactéries, donc lorsque l’inflammation, qui était utile à origine, ne diminue pas et peut devenir néfaste.
 
On trouve aussi ces acides gras oméga-3 à longues chaines dans les crustacés et coquillages, les œufs de poules nourries au lin, certaines algues.

Thé vert

Le thé vert renferme des taux élevés de deux flavonoïdes : épicatéchine gallate (ECG également présente dans le raisin noir) et épigallocatechine gallate (EGCG).
 
Le thé a des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Des recherches expérimentales ont montré que les deux catéchines du thé vert sont capables d’inhiber plusieurs virus de la grippe. D’autres constituants du thé soutiennent le système immunitaire.
 
On peut consommer du thé en le buvant à raison de 1 à 5 tasses de thé (sauf susceptibilité à la caféine), ou sous forme de gargarisme, une pratique répandue au Japon. Une étude a conclu que les gargarismes au thé ont un pouvoir préventif contre les infections.

Publié le 31/10/2023 à 01:00 | Lu 7004 fois