Les Français et les obsèques : la moitié serait favorable à une cérémonie non conventionnelle

Quel regard les Français portent-ils aujourd’hui sur leurs obsèques ? Sont-ils en recherche de rupture, d’ouverture, de continuité ? Selon la dernière étude PFG, réalisée par l’institut CSA*, le marché du funéraire, longtemps dominé par des codes qui semblaient immuables, se normalise et suit les grandes évolutions sociétales : laïcisation, individualisation, digitalisation... Ce marché en peu particulier devient le reflet de notre époque où s’expriment davantage de libertés et des rituels assouplis.





On le sait, longtemps, les obsèques ont suivi un rituel très traditionnel où l’originalité n’était pas de mise (ce qui peut d’ailleurs se comprendre) et de surcroit, fortement marqué par le religieux.
 
Aujourd’hui, on constate que les usages évoluent, que les codes s’assouplissent et qu’ils s’enrichissent : ainsi, selon cette nouvelle étude, les Français imagineraient bien des obsèques à l’image du défunt et seraient prêts, pour que la cérémonie soit le véritable reflet de ses goûts et de sa personnalité, à faire évoluer les codes.
 
De fait, 48% des sondés indiquent qu’ils pourraient organiser, pour un proche, une cérémonie qui s’écarterait des conventions (colorée, dans un lieu atypique…). Parce que c’est ce que le défunt aurait aimé (pour les deux-tiers) mais aussi parce que un tiers (34%) estiment que cela leur apporterait du réconfort.
 
Plus de la moitié (57%) de ces sondés souhaite pouvoir proposer une célébration dont le thème serait lié au centre d’intérêt du défunt ; une tendance accentuée chez les jeunes de 18 à 24 ans (69%) et les femmes (60%). Près d’une personne sur deux interrogée (48 %) attacherait aussi une importance particulière au lieu, qui doit avoir du sens pour soi ou pour le défunt : dans la nature, dans une propriété privée, en bord de mer…
 
Dans un contexte où le choix de la crémation est en constante augmentation, il apparait important de laisser une trace à ses proches. En effet, plus des deux-tiers -68%- aimeraient avoir un lieu dédié au souvenir du défunt (mémorial, arbre, jardin, autre lieu de dispersion…) et la moitié (51%) aimerait
récupérer, à l’issue de la cérémonie, un objet symbolique qui évoque la personne défunte.
 
D’autre part, près des deux-tiers -64%- aimeraient que le défunt ait pensé à leur laisser une lettre, un
enregistrement audio ou vidéo, un album photo, notamment les jeunes (80% des 25-34 ans) et les femmes (70%). Un lieu de mémoire, qui peut aussi prendre une forme digitale : 41% aimeraient disposer d’un espace mémorial en ligne.
 
Aujourd’hui, toujours selon ce sondage, plus de quatre Français sur dix se disent intéressés par la possibilité de choisir, de configurer et de commander sur Internet un cercueil ou une urne funéraire et un gros tiers (38%) serait même prêts à organiser entièrement leurs obsèques en ligne, sans se rendre en agence.
 
Quant au fait de participer à la cérémonie d’obsèques, c’est un quart des Français qui serait prêt à suivre une cérémonie à distance. En vidéo donc…
 
*Étude CSA « Les Français et leurs obsèques », réalisée du 29 août au 5 septembre 2022 sur un échantillon national de 1008 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française.

Article publié le 24/10/2022 à 01:00 | Lu 2993 fois




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