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Article publié le 20/11/2017 à 06:23 | Lu 1799 fois

Les Français et la transmission avec la Fondation de France

La Fondation de France vient de publier une enquête exclusive réalisée par l’Ifop* qui montre que pour plus de neuf Français sur dix, la transmission (savoir-faire, compétences, valeurs, traditions, etc.) est un engagement important. Les résultats indiquent également que plus de la moitié des sondés, 53%, seraient prêts à transmettre au-delà de leurs proches. Un premier pas vers la philanthropie !


Ainsi, selon cette nouvelle étude, une très large majorité des Français, neuf sur 10 accorderaient de l’importance à la transmission. Oui mais de quel type de transmission parle-t-on ? Savoir-faire et compétences sont cités parmi les trois premières réponses dans 52% des cas, suivi par les valeurs (45%) qui tendent pourtant à se perdre, les traditions et la culture (40%).
 
A noter toutefois que cet « ordre de priorité » diffère selon les générations. De fait, les valeurs sont plutôt citées par les personnes de 65-75 ans qui sont à la retraite quand les compétences sont plus souvent évoquées par les jeunes de 25-34 ans débutant dans la vie active. Ce qui somme toute, semble assez logique.  
 
Autre point saillant de cette enquête : la dimension immatérielle précède ainsi les biens immobiliers (39%), l’argent (29%) et les biens mobiliers (23%). Il semblerait que les sondés associent principalement la notion de transmission au cadre familial car le concept reste lié à l’héritage. Forcément, c’est souvent la première idée qui vient à l’esprit.
 
Toutefois, plus de la moitié des Français (53%) l’envisagerait sous un angle plus large : des connaissances d’un de leurs proches, des personnes en difficulté de leur quartier ou de leur ville, de leur pays ou d’un pays étranger. Là encore, cet élan philanthropique est différent selon les générations (71% des 18-24 ans contre 41% des 50 ans et plus).
 
Une différence de point de vue qui peut s’expliquer tout autant par une ouverture sur le monde plus prononcée que par l’absence de descendance ou de patrimoine des plus jeunes. Les seniors pensent plus naturellement à l’héritage qu’ils vont transmettre à leur famille.
 
Par ailleurs, plus des deux-tiers (69%) des sondés ont déjà fait un don à une association ou à une fondation pour soutenir une cause, ou encore directement à des personnes en difficulté. Ce qui intéresse bien évidemment la Fondation de France qui ne vit que des dons… Et plus d’une personne sur dix s’est déjà lancée dans la création d’une association ou d’une fondation.
 
Quelles sont les motivations de cette démarche altruiste ? Tout d’abord, il s’agit d’une prise de conscience de sa capacité à pouvoir aider (14%), un évènement déclenchant qui a touché un proche (12%), d’une sensibilisation au sein du cadre familial (12%) ou encore, d’une catastrophe naturelle (10%).
 
Les causes qui suscitent l’engagement sont multiples. Parmi le trio de tête figurent la santé et l’environnement : dans 14% des cas la recherche médicale est citée en premier, 11% pour l’accès aux soins et à la santé, 10% pour la protection de l’environnement et de la biodiversité. Ces problématiques précèdent la lutte contre la précarité et l’exclusion en France (10%) et l’aide aux personnes âgées ou en situation de handicap (7%). Bref, les Français préfèrent protéger la nature qu’aider leurs ainés…
 
Cette volonté d’aider les autres est souvent le résultat de l’influence des proches : ainsi, une large majorité (86%) des philanthropes ayant des parents ou grands-parents eux-mêmes philanthropes considèrent que leur entourage a joué un rôle dans leur générosité. Près de la moitié déclare que c’est une tradition familiale et 28% que leur engagement fait suite à des discussions avec leurs proches. Seuls 9% associent cette influence à des sollicitations directes (dons, bénévolat…).
 
Sans trop de surprise, les philanthropes souhaitent très largement transmettre à leur tour leurs valeurs altruistes, en particulier à leurs enfants et petits-enfants (86%), de nouveau au travers d’échanges sur l’engagement (48%) ou sans rien faire car c’est une tradition familiale (20%). Enfin, 39%) de Français considère que les personnes philanthropes ne parlent pas suffisamment de leur engagement, un sentiment partagé par les personnes philanthropes (41%).
 
*Etude IFOP pour la Fondation de France réalisée auprès d’un échantillon de 2003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans à 75 ans, dans le cadre d’un questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 8 septembre 2017.






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