Un lavage de nez, cela peut sembler banal. Et pourtant ! Cette pratique ancestrale, qui remonte aux temps les plus anciens, est au coeur même de la panoplie de soins d’un rhinologiste. Une technique simple mais essentielle au bon fonctionnement du nez mais pas seulement : en effet, en chirurgie nasale, il constitue « le » soin post-opératoire et conditionne le confort du patient pendant cette période, la qualité de la cicatrisation et en partie le résultat de l’intervention.
Au quotidien, dans le traitement des rhinites allergiques par exemple, il est un allié indispensable de lutte contre les particules aéroportées, allergéniques, irritantes, l’élimination des sécrétions, l’amélioration du fonctionnement de la muqueuse.
Porte d’entrée de l’appareil respiratoire, cette péninsule en est aussi le gardien. Un nez sous contrôle permet d’améliorer la santé des bronches, mais ce qui relève de l’évidence pour les ORL ne l’est pas pour la plupart des gens, et notamment le grand public.
Pour redonner ses lettres de noblesses à ce traitement à part entière, le Pr de Gabory travaille depuis plusieurs années à établir des preuves scientifiques qui permettront de dépasser le caractère empirique de la démarche. L’enjeu ? Faire progresser la qualité des soins dans les cavités nasales et permettre de mieux traiter les pathologies qui leurs sont liées. « En préalable à ces recherches, nous nous sommes posés les questions suivantes : Pourquoi pratique-t-on le lavage de nez ? Est-ce une technique pertinente ? Peut-on l’optimiser ? Où vont exactement les produits ? Ont-ils des effets sur la muqueuse ? ». Les premiers résultats vont être présentés sur le CPLF, le 31 janvier 2016. Le lien nez-poumon n’étant plus à démontrer, il est en effet nécessaire d’informer les pneumologues de ces avancées.
Pour un lavage efficace, mieux vaut appréhender correctement le « contenant», en d’autres termes la cavité nasale. Or, la plupart des gens ignorent tout du volume de leurs fosses nasales qui différent d’un individu à l’autre, en fonction de sa taille ou de son âge : il existe en effet un delta important entre la cavité nasale d’un enfant de 6 mois, dont la capacité est de 2 à 3 cm3 à celle d’un adulte, de 15 à 20 cm. Ce volume peut aller jusqu’à 60 cm3 dans les cas d’intervention qui nécessitent l’ouverture des sinus.
Le lavage de nez doit ainsi tenir compte à la fois de ces éléments physiologiques mais aussi de la nature des soins à apporter (enlever des sécrétions, des croutes, des caillots), qui vont déterminer le volume de solution à injecter. La difficulté, dans ce domaine, étant de naviguer à « l’aveugle », car si l’on peut visualiser ce qui sort d’une fosse nasale, il est impossible de juger de l’état de la cavité.
Au quotidien, dans le traitement des rhinites allergiques par exemple, il est un allié indispensable de lutte contre les particules aéroportées, allergéniques, irritantes, l’élimination des sécrétions, l’amélioration du fonctionnement de la muqueuse.
Porte d’entrée de l’appareil respiratoire, cette péninsule en est aussi le gardien. Un nez sous contrôle permet d’améliorer la santé des bronches, mais ce qui relève de l’évidence pour les ORL ne l’est pas pour la plupart des gens, et notamment le grand public.
Pour redonner ses lettres de noblesses à ce traitement à part entière, le Pr de Gabory travaille depuis plusieurs années à établir des preuves scientifiques qui permettront de dépasser le caractère empirique de la démarche. L’enjeu ? Faire progresser la qualité des soins dans les cavités nasales et permettre de mieux traiter les pathologies qui leurs sont liées. « En préalable à ces recherches, nous nous sommes posés les questions suivantes : Pourquoi pratique-t-on le lavage de nez ? Est-ce une technique pertinente ? Peut-on l’optimiser ? Où vont exactement les produits ? Ont-ils des effets sur la muqueuse ? ». Les premiers résultats vont être présentés sur le CPLF, le 31 janvier 2016. Le lien nez-poumon n’étant plus à démontrer, il est en effet nécessaire d’informer les pneumologues de ces avancées.
Pour un lavage efficace, mieux vaut appréhender correctement le « contenant», en d’autres termes la cavité nasale. Or, la plupart des gens ignorent tout du volume de leurs fosses nasales qui différent d’un individu à l’autre, en fonction de sa taille ou de son âge : il existe en effet un delta important entre la cavité nasale d’un enfant de 6 mois, dont la capacité est de 2 à 3 cm3 à celle d’un adulte, de 15 à 20 cm. Ce volume peut aller jusqu’à 60 cm3 dans les cas d’intervention qui nécessitent l’ouverture des sinus.
Le lavage de nez doit ainsi tenir compte à la fois de ces éléments physiologiques mais aussi de la nature des soins à apporter (enlever des sécrétions, des croutes, des caillots), qui vont déterminer le volume de solution à injecter. La difficulté, dans ce domaine, étant de naviguer à « l’aveugle », car si l’on peut visualiser ce qui sort d’une fosse nasale, il est impossible de juger de l’état de la cavité.




