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Article publié le 24/10/2018 à 01:00 | Lu 2581 fois

La musique aiderait à bien vieillir

On commençait à bien connaître les multiples impacts positifs de la musique sur le développement des enfants, ou pour combattre certains troubles psychiques comme la dépression. En revanche, ce que l’on découvre seulement depuis quelques années, c’est l’impact majeur que peut avoir la musique sur le vieillissement du cerveau.


La musique stimule le cerveau

Toutes les études qui ont porté sur les effets de la musique sur un cerveau vieillissant pointent à peu près dans la même direction : la musique participe à stimuler le cerveau des individus qui y sont fréquemment soumis. Pourquoi ? Tout simplement parce que la musique est une excellente occasion de stimuler notre cerveau.
 
Pendant, longtemps, les scientifiques ont cru que la musique et le goût pour la musique étaient des caractéristiques uniquement humaines. Ils en avaient donc hâtivement conclu que cette spécificité devait être due au développement de notre cerveau au cours de l’histoire et qu’une partie entière de notre matière grise devait être dédiée à l’écoute et à la compréhension de la musique.
 
Pour eux, le plaisir lié à l’écoute de la musique, comme le succès de certaines chansons et des sites spécialisés comme Hey Alex, s’expliquait simplement par notre besoin de stimuler cette zone de notre cerveau.
 
Pourtant, les faits semblent très éloignés de cette hypothèse. En réalité, pour comprendre la musique, notre cerveau fait appel à de nombreuses zones qui le composent. Chaque zone semblant être stimulée par un aspect de la musique (rythme, accords, etc.) et c’est cette stimulation complète qui permet à la musique d’être si bonne et qui permettrait de ralentir de déclin cognitif.

​La musique ralentit le déclin cognitif

En stimulant toutes ces zones du cerveau, la musique participerait au ralentissement du déclin cognitif des personnes qui vieillissent. Pourquoi ? Tout simplement parce que les zones stimulées ne sont jamais dédiées qu’à la musique. Résultat, en stimulant ces zones, vous stimulez aussi les capacités auxquelles elles sont dédiées. CQFD.
 
Si on visualise le cerveau comme un muscle (un raccourci grossier, mais bien utile), la musique ressemble alors à une séance de gymnastique dont les mouvements seraient suffisamment complexes pour stimuler l’intégralité de vos muscles sans que vous vous en rendiez compte. Ainsi, à la fin de la séance, sans même le savoir, vous auriez gagné en force, en endurance et en souplesse.

​La musique stimule la mémoire

Parmi toutes les zones du cerveau que la musique stimule, il y a en a une en particulier qui participe à réduire la sensation de vieillissement et de dégénérescence cognitive : l’hippocampe. Siège de la mémoire à long terme, cette zone du cerveau est très importante également parce qu’elle produit de nouveaux neurones tout au long de notre vie.
 
L’hippocampe permet donc de faire appel à des souvenirs anciens, à des connaissances accumulées et à des expériences emmagasinées, mais également de favoriser les connexions entre toutes les autres zones de notre tête grâce à la production continue de neurones tout au long de la vie. On comprend donc facilement pourquoi cette zone du cerveau est si importante.
 
Il y a quelques années, des chercheurs ont découvert que la musique stimulait particulièrement l’hippocampe. La mémoire musicale présenterait alors de très nombreux avantages et on comprend désormais mieux pourquoi les enfants pratiquant régulièrement de la musique obtiennent systématiquement de meilleurs résultats aux différents tests de mémoire qui leur sont soumis.

​Un outil de résilience

Toutes ces découvertes sur les impacts positifs de la musique ont permis aux médecins de se lancer dans de nombreux tests sur de nouvelles méthodes de soin. D’abord, il y a eu les cas de personnes victimes d’AVC ou d’accidents physiques qui avaient diminué leurs capacités cérébrales. Certains patients qui avaient perdu l’usage de la parole avaient pu le retrouver grâce à la musique.
 
Comment est-ce possible ? Grâce à la stimulation des différentes zones du cerveau. Quand la zone du langage a été touchée par un accident et que le patient ne peut plus parler, utiliser le chant peut lui permettre de faire migrer sa capacité à parler vers une autre zone du cerveau. En effet, la musique stimule de nombreuses zones et force ainsi nos cellules grises à adapter leur usage pour arriver à leurs fins : écouter ou produire de la musique.
 
Ces mêmes effets très positifs ont été observés sur des patients atteints de la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer. Alors qu’ils souffrent de troubles moteurs importants, la musique semble souvent les aider à dépasser leur limite et à pousser leur cerveau à débloquer certaines ressources que l’on pensait perdues à jamais.

​Jouer de la musique, une cure de jouvence

Pour jouir de tous ces bienfaits, écouter de la musique suffit largement. Cependant, jouer de la musique soi-même semblerait être encore meilleur pour la santé. Les seniors qui décideraient d’apprendre à jouer d’un instrument ralentiraient donc considérablement leur déclin cognitif, en plus d’augmenter de manière générale leur bien-être.
 
En plus, jouer d’un instrument, ou apprendre un instrument, peu importe à quel âge on le fait, est excellent pour la stimulation de la psychomotricité. En effet, quel que soit l’instrument, apprendre à le maîtriser stimule l’agilité et les nombreuses parties du cerveau qui en sont responsables. C’est excellent pour la santé et cela retarde considérablement le vieillissement.





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