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Article publié le 17/10/2019 à 08:49 | Lu 752 fois

La médecine thermale aux entretiens de Bichat

Depuis huit années maintenant, la médecine thermale participe aux Entretiens de Bichat (qui viennent de se tenir à Paris). En 2018, près de 600.000 personnes ont eu recours au thermalisme, un traitement médical naturel qui contribue à la prise en charge des affections chroniques, des addictions et peut accompagner le vieillissement.


La crénothérapie, ou soin par l’eau de source thermale est un élément complémentaire de l’éventail des propositions thérapeutiques, au même titre que la pharmacie ou la chirurgie.
 
La spécificité de la cure tient à son impact global sur la santé des malades. Elle a aussi des effets spécifiques liés aux mécanismes d’action des produits thermo-minéraux. Ces effets sont en rapport avec leur constitution physicochimique.
 
Ils aboutissent à une stimulation de divers systèmes de l’organisme : notamment système de contrôle de la douleur, système anti-oxydatif, anti-stress, anti-inflammatoire, immuno-modulateur, métabolismes, …
 
Par ailleurs, le séjour thermal favorise la démarche rééducative et éducative, participe au maintien du lien social. La médecine thermale le plus souvent contribue à améliorer les capacités fonctionnelles et la qualité de vie de malades porteurs d’affections chroniques incapacitantes et contribue à stabiliser les affections.
 
Dans le cadre des troubles métaboliques, c’est sur la dimension de prévention de la morbi-mortalité qu’agit également la médecine thermale.
 
Les cures sont indiquées pour des maladies chroniques, face à des échecs, refus ou contre-indications thérapeutiques, en accompagnement d’un traitement classique ou en prévention de complications.
 
Bouger, manger en cure thermale
Plus d’un demi-siècle d’expérience dans la prise en charge du surpoids et de l’obésité a permis à la médecine thermale de développer une expertise incontestable dans le domaine de la nutrition qu’il s’agisse de la diététique comme de l’activité physique.
 
Le surpoids et l’obésité sont également un facteur favorisant et/ou aggravant de maladies traitées en médecine thermale, notamment, affections de l’appareil locomoteur, vasculaires, respiratoires, neurologiques, …
 
Qui plus est l’on sait que le surpoids, l’obésité, l’inactivité physique sont des facteurs de maladies chroniques graves (maladies non transmissibles de l’OMS) qui aboutissent à des réductions des activités, à une altération de la qualité de vie, à un risque accru de mortalité.
 
Il s’agit essentiellement des bronchopneumopathies chroniques, du diabète de type 2, des maladies cardio-vasculaires, des cancers. Dans la prévention de ces affections le contrôle pondéral, l’accroissement de l’activité physique sont des éléments opérants qu’il convient de mettre en œuvre.
 
Des études scientifiques cliniques ont démontré la capacité de la prise en charge thermale pour réduire le surpoids ou l’obésité, de manière isolée ou dans d’autres cadres (suites de cancers du sein traités, syndrome métabolique, …). On a pu également établir la part respective des soins hydro-thermaux et de l’éducation dans la perte de poids.
 
D’autres études ont montré que la cure thermale pouvait constituer un moment privilégié pour accroitre l’activité physique chez des personnes ayant un niveau insuffisant. Ceci a pu être démontré en ayant recours à des techniques de coaching classique comme à des techniques utilisant des ressources connectées.    

Pour info, les Thermalies 2020 se dérouleront du 23 au 26 janvier prochains au Carrousel du Louvre.