La maison des sages : quand l'habitat partagé Alzheimer fonctionne...

A l’occasion de la Journée Mondiale Alzheimer qui se tiendra le 21 septembre prochain, la Maison des Sages de Loges-en-Josas, revient sur son modèle d’habitat inclusif pour les personnes âgées d’Alzheimer ou de maladies neuro-dégénératives ne pouvant plus rester à leur domicile. Avec la conviction qu'une personne avec Alzheimer en perte d'autonomie peut continuer à vivre une vie "ordinaire" comme à la maison jusqu'au bout.





Alors qu’il n’existe actuellement aucun médicaments pour guérir de la maladie d’Alzheimer (on peut seulement retarder son développement) de nombreux concepts et médecines douces et alternatives voient le jour un peu partout dans le monde. Et parmi ces solutions, l’habitat partagé.
  
Ce modèle de vie en communauté est incarné par deux maisons : celle de Buc ouverte en octobre 2019 et celle des Loges-en-Josas en avril 2021. Et une troisième devrait ouvrir en 2023-24 à Jouy-en-Josas.
 
Pour le moment, toutes ces maisons sont implantées dans le département des Yvelines qui constitue en réalité, un territoire « pilote » et le point de départ de l’essaimage de ce modèle en Ile-de-France et plus tard, dans tout le pays.
 
Dans la pratique, ce concept d’habitat partagé (très en vogue depuis une quinzaine d’années) repose sur la colocation entre huit personnes dans une maison adaptée à la perte d’autonomie, au cœur des villes et des quartiers et sur le partage d’une vie communautaire à taille humaine qui stimule les facultés cognitives et motrices.
 
Naturellement, ces huit colocataires sont accompagnés au quotidien, jour et nuit, par une équipe de huit auxiliaires de vie qualifiés se relayant ; au total, deux le matin, deux l’après-midi et une la nuit. L’ensemble étant coordonné par une animatrice de la vie sociale et partagée.
 
D’autre part, précisons qu’un étudiant loge quant à lui, dans un studio qui se trouve dans la maison et donne au besoin, de l’aide à l’auxiliaire de nuit.
 
De leur côté, les locataires participent aux tâches de la vie quotidienne de la maison (plier le linge, mettre la table, aider à la cuisine, prendre les repas en commun…). L’implication des familles est également indispensable dans la gestion de la maison, en même temps que celle des bénévoles et autres acteurs locaux (jardinage, gymnastique, sorties, jeux,…).
 
En France, plus de trois millions de personnes sont concernées par la maladie d’Alzheimer (malades, aidants et proches). Son aggravation progressive finit par remettre en cause le maintien à domicile du malade et les aidants, souvent épuisés, ont le choix entre l’EHPAD et le maintien à domicile 24h/ 24.
 
Une troisième voie se profile alors : la maison inclusive en colocation.

Article publié le 16/09/2022 à 01:00 | Lu 5664 fois