L’impact de la déficience auditive : handicap, isolement, exclusion
Quelques rappels - Les études en preuve :
- Le risque d’isolement. Il peut être souvent associé à la malentendance. Une enquête hollandaise menée en 2002 auprès de 3.000 personnes souffrant de pertes auditives attestait de l’appauvrissement des réseaux sociaux chez les personnes atteintes de déficiences auditives par rapport au reste de la population. Plus notable : cet isolement social ne se retrouvait pas dans des proportions équivalentes pour d’autres maladies chroniques comme le cancer, le diabète, les maladies rénales ou les maladies cardiaques… L’enquête menée en 2007 par l’association Hear-it confirme ces données : sept personnes malentendantes sur dix se sentiraient isolées et 39% éviteraient les rencontres nouvelles, préférant le repli au domicile.
- Les atteintes psychologiques et médicales. Les conséquences d’un tel repli peuvent être importantes. Le NCOA (National Council of Aging) a mené en 1999 une étude auprès de 2.000 personnes victimes de défaillances auditives, soulignant les risques renforcés d’anxiété et de dépression chez les personnes qui ne se traitent pas. Une récente étude à l’initiative du Grap (Groupe de recherche Alzheimer Presbyacousie), conduite entre 2004 et 2007, montre de son côté que le risque de développer une maladie dégénérative de type Alzheimer serait 2,48 fois plus élevé chez les sujets atteints de surdité qui ressentent une gêne sociale importante.
- L’exclusion sociale. Selon l’association Hear-It, une étude menée au Danemark montre qu’une personne sur cinq déficientes auditives abandonne ses recherches sur le marché du travail (étude réalisée par l’Institut Danois des recherches sociales, 2003). Le taux de chômage parmi les déficients auditifs était de 7.5% contre 4.8% pour le taux de chômage de l’ensemble de la population active danoise. Les trois-quarts (77%) des répondants trouvaient qu’ils avaient des difficultés à converser avec plusieurs collègues en même temps. Pratiquement la moitié (47%) d’entre eux dit souffrir d’une fatigue mentale contre 36% pour l’ensemble de la population et 51% se plaignaient de fatigue physique occasionnelle contre 31% pour le reste de la population.
En Norvège, une étude menée en 2004 sur 7.000 personnes confirmait que les personnes déficientes auditives ont plus de difficultés à trouver du travail. Environ 63% ont un emploi contre 71% pour l’ensemble de la population active.
En France, on ne dispose pas de chiffres comparables et sans doute cela reste-t-il à faire. Cependant, selon les enquêtes de France PresbyAcousie menées lors des campagnes d’Audiobus, parmi les visiteurs du bus, 25% des personnes en précarité étaient atteintes de déficience auditive. 21% d’entre elles disaient ne pas avoir pouvoir s’équiper d’une aide-auditive, contre 11% des autres visiteurs. La précarisation renforce l’impact de la malentendance et donc de l’exclusion.
- Le risque d’isolement. Il peut être souvent associé à la malentendance. Une enquête hollandaise menée en 2002 auprès de 3.000 personnes souffrant de pertes auditives attestait de l’appauvrissement des réseaux sociaux chez les personnes atteintes de déficiences auditives par rapport au reste de la population. Plus notable : cet isolement social ne se retrouvait pas dans des proportions équivalentes pour d’autres maladies chroniques comme le cancer, le diabète, les maladies rénales ou les maladies cardiaques… L’enquête menée en 2007 par l’association Hear-it confirme ces données : sept personnes malentendantes sur dix se sentiraient isolées et 39% éviteraient les rencontres nouvelles, préférant le repli au domicile.
- Les atteintes psychologiques et médicales. Les conséquences d’un tel repli peuvent être importantes. Le NCOA (National Council of Aging) a mené en 1999 une étude auprès de 2.000 personnes victimes de défaillances auditives, soulignant les risques renforcés d’anxiété et de dépression chez les personnes qui ne se traitent pas. Une récente étude à l’initiative du Grap (Groupe de recherche Alzheimer Presbyacousie), conduite entre 2004 et 2007, montre de son côté que le risque de développer une maladie dégénérative de type Alzheimer serait 2,48 fois plus élevé chez les sujets atteints de surdité qui ressentent une gêne sociale importante.
- L’exclusion sociale. Selon l’association Hear-It, une étude menée au Danemark montre qu’une personne sur cinq déficientes auditives abandonne ses recherches sur le marché du travail (étude réalisée par l’Institut Danois des recherches sociales, 2003). Le taux de chômage parmi les déficients auditifs était de 7.5% contre 4.8% pour le taux de chômage de l’ensemble de la population active danoise. Les trois-quarts (77%) des répondants trouvaient qu’ils avaient des difficultés à converser avec plusieurs collègues en même temps. Pratiquement la moitié (47%) d’entre eux dit souffrir d’une fatigue mentale contre 36% pour l’ensemble de la population et 51% se plaignaient de fatigue physique occasionnelle contre 31% pour le reste de la population.
En Norvège, une étude menée en 2004 sur 7.000 personnes confirmait que les personnes déficientes auditives ont plus de difficultés à trouver du travail. Environ 63% ont un emploi contre 71% pour l’ensemble de la population active.
En France, on ne dispose pas de chiffres comparables et sans doute cela reste-t-il à faire. Cependant, selon les enquêtes de France PresbyAcousie menées lors des campagnes d’Audiobus, parmi les visiteurs du bus, 25% des personnes en précarité étaient atteintes de déficience auditive. 21% d’entre elles disaient ne pas avoir pouvoir s’équiper d’une aide-auditive, contre 11% des autres visiteurs. La précarisation renforce l’impact de la malentendance et donc de l’exclusion.
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