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Article publié le 16/06/2020 à 02:00 | Lu 1315 fois

Il a touché la retraite de sa mère (décédée) pendant un quart de siècle




Pendant vingt-cinq ans, un homme vivant à Ris-Orangis (Essonne), a continué à touché la pension de retraite de sa mère décédée il y a un quart de siècle et dont il n’avait pas déclaré la mort indique un récent article du Parisien. Il a été condamnée à un an de prison avec sursis et 65.000 euros d’amende.


La maman de ce monsieur, aujourd’hui septuagénaire, est décédée en janvier 1995. En principe, il convient de déclarer le décès dans les plus bref délais (c’est la loi), oui mais voilà, cet homme a laissé les choses trainer… Un mois, puis deux, puis trois, puis un an, cinq ans, etc.
 
Au final, il n’aura jamais déclaré la mort de sa mère à la Caisse nationale d’assurance-vieillesse, touchant ainsi, tous les mois, la pension de sa maman (dont il avait la procuration)… Jusqu’au jour où la Société Générale, début 2019, s’est inquiétée de ne jamais voir leur cliente au sein de leur établissement !
 
La banque a donc cherché à avoir des informations sur cette femme qui devait être âgée de 104 ans… C’est alors que le fils (aidé par sa fille) décide de falsifier le certificat de décès de sa mère émis par le consulat du Portugal. Le banquier ne sera pas dupe de cette supercherie et va déclencher l’alerte.
 
En février 2019, l’homme et sa fille sont placés en garde à vue. Récemment, le tribunal d’Evry a condamné ce monsieur à un de prison avec sursis pour escroquerie et à une amende de 65.526 euros… Sachant qu’il a touché en tout dans les 160.000 euros ! 
 
A noter que l’amende ne concerne que les sommes perçues entre janvier 2008 et février 2019 ; les relevés bancaires pour les sommes reçues antérieurement n’existant plus. Il a donc « gagné » sur le dos de la Cnav dans les 100.000 euros...
 
Dans un rapport de fin 2019, la sénatrice UDI Nathalie Goulet et la députée LREM Carole Grandjean concluent qu’il est « difficile d’estimer » le coût réel de la fraude sociale, sujet régulier de polémiques. La sénatrice de l’Orne pointe toutefois « le triangle des Bermudes » du nombre de carte vitales en circulation, avec 5 millions de cartes « en trop ».