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Article publié le 13/07/2021 à 01:00 | Lu 1555 fois

INM et Alzheimer : une prescription dans un cadre rigoureux, validé et évalué




Alors que la Fondation Médéric Alzheimer vient d’éditer un guide pratique visant à répondre aux différentes interrogations que le grand public peut se poser sur les interventions non médicamenteuses (INM) et Alzheimer, rappelons que depuis la recherche, depuis une dizaine d’années, s’intéresse aux mécanismes, aux bénéfices, aux risques et à l’utilité de ces INM.


photo by Conscious Design on Unsplash
La forte mobilisation des associations de patients, des familles, des praticiens et des sociétés savantes, parmi lesquelles la Fondation Médéric Alzheimer, a contribué à l’évolution favorable des INM qui constituent un nouvel arsenal de solutions pertinentes et sûres pour la santé des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer.
 
Rappelons d’ailleurs, que ces INM ont pour objectif de maintenir et/ou d’améliorer les capacités cognitives, physiques, psychologiques et sociales et plus globalement la qualité de vie des patients Alzheimer. En parallèle, elles ont aussi pour objectifs d’améliorer la qualité de vie et le moral des aidants familiaux et la qualité du contexte de travail des professionnels.
 
Cela fait déjà une dizaine d’années que la recherche a commencé à répondre aux questions posées sur les mécanismes, les bénéfices, les risques et l’utilité en s’appuyant sur les découvertes récentes des neurosciences, de l’épigénétique, de l’immunologie, des innovations technologiques.
 
Cette recherche est d’ailleurs encouragée par les autorités tout en tenant compte des personnes et des contextes d’utilisation et d’un cadre consensuel d’évaluation comme c’est le cas pour le médicament depuis 50 ans.
 
« Leur distinction par la recherche des médecines alternatives, des règles d’hygiéno-diététiques et des pratiques socioculturelles devra se traduire par une évolution réglementaire et économique » indique à ce sujet Grégory Ninot, professeur à l’Université de Montpellier, fondateur et directeur de la Plateforme CEPS.
 
Et d’ajouter : « il est légitime de chercher par tous les moyens à résoudre les difficultés d’une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer. Le déremboursement des médicaments a été un choc pour toutes les familles renforçant le sentiment d’abandon et d’impuissance de la médecine. Ce vide a ouvert la voie au développement massif de pratiques non médicamenteuses dont la science permet aujourd’hui de trier le grain de l’ivraie ».
 
INM : ce qu’elles sont et ne sont pas
• Un cadre scientifique permet de distinguer les INM des recommandations générales de santé publique (sevrage tabagique, alcool, mobilités …), des activités socioculturelles (activités artistiques, sociales, religieuses…) et des médecines alternatives (médecines parallèles, thérapies ésotériques…).
• Il s’agit bien d’un programme visant un objectif de santé principal associant différentes techniques qui pourra être proposé et/ou prescrit lors d’une séquence spécifique du parcours d’une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer.
• Le choix de l’INM se fait avec le participant et sa mise en œuvre répond à toutes les conditions de sécurité, d’alliance thérapeutique, d’éthique professionnelle, de traçabilité et d’ajustement contextuel.
• Une INM ciblée sur la maladie d’Alzheimer n’est pas une discipline (psychologie, kinésithérapie, ergonomie…), pas une approche (psychosociale, corporelle, nutritionnelle…) ou un composant (bracelet podomètre, posture de yoga, feuille de ginko biloba…).





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