Moins d’un hypertendu sur deux prend un traitement pour l’HTA et seulement une personne sur deux traitée est contrôlée par son traitement hypertenseur, alors que l’HTA est une situation à risque majeur d’accident cardio-vasculaire.
Plus interpellant encore, la prise en charge de l’HTA s’est dégradée pour les femmes au cours de ces dix dernières années, avec une diminution importante de la proportion de femmes traitées. Autre alerte : le niveau tensionnel moyen des femmes dès l’âge de 18 ans a significativement progressé en dix ans.
En cause, une exposition croissante à une hygiène de vie défavorable, associant une diminution de l’activité physique et une progression du tabagisme, de la sédentarité et du surpoids.
Qu’est-ce que l’HTA ?
Directement liée à 13% des décès annuels dans le monde, l’hypertension artérielle se classe au premier rang mondial en termes de mortalité attribuable. En France, elle est aussi le premier motif de consultation en médecine générale.
L’hypertension doit donc être prise très au sérieux. Au-delà d’un simple facteur de risque, elle devient rapidement une véritable maladie chronique en l’absence d’une prise en charge adaptée. Sa prévalence croissante est la conséquence de l’évolution de nos modes de vie, en particulier une alimentation trop riche notamment en sel, ainsi qu’une diminution de l’activité physique, une progression de la sédentarité avec comme conséquence, la prise de poids.
En France, si dix millions d’hypertendus sont traités, on estime à 4 millions le nombre de patients qui s’ignorent. Non contrôlée, l’hypertension artérielle figure parmi les premiers facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Pour faire simple, l’HTA correspond à une pression du sang en permanence trop élevée dans les artères. Elle est dangereuse, car elle fatigue le cœur, crée des lésions graves au niveau des artères et provoque des accidents aigus cardio-cérébro-vasculaires.
« On dit de l’hypertension artérielle qu’elle est un « tueur silencieux », parce que la plupart du temps, elle ne se manifeste à travers aucun symptôme particulier, explique le Pr Pierre Lantelme, cardiologue au CHU de Lyon, membre du bureau de la Fédération Française de Cardiologie. Il existe cependant des signes non spécifiques qui doivent nous alerter, comme les maux de tête, des difficultés de concentration, des vertiges, une fatigue chronique, des troubles visuels ou des bourdonnements d’oreille ou encore des douleurs dans la poitrine voire un essoufflement à l’effort. »
Le risque de développer une hypertension artérielle est plus important chez la femme à certaines périodes de sa vie hormonale : contraception avec œstrogènes de synthèse, grossesse, ménopause. « L’HTA touche 10 à 15% des femmes enceintes, alerte le Professeur Claire Mounier-Vehier, Présidente de la Fédération Française de Cardiologie. Et plus d’une femme sur deux ménopausée sera hypertendue. Une surveillance rapprochée et préventive s’impose donc aux femmes aux phases clés de leur vie ».
Plus interpellant encore, la prise en charge de l’HTA s’est dégradée pour les femmes au cours de ces dix dernières années, avec une diminution importante de la proportion de femmes traitées. Autre alerte : le niveau tensionnel moyen des femmes dès l’âge de 18 ans a significativement progressé en dix ans.
En cause, une exposition croissante à une hygiène de vie défavorable, associant une diminution de l’activité physique et une progression du tabagisme, de la sédentarité et du surpoids.
Qu’est-ce que l’HTA ?
Directement liée à 13% des décès annuels dans le monde, l’hypertension artérielle se classe au premier rang mondial en termes de mortalité attribuable. En France, elle est aussi le premier motif de consultation en médecine générale.
L’hypertension doit donc être prise très au sérieux. Au-delà d’un simple facteur de risque, elle devient rapidement une véritable maladie chronique en l’absence d’une prise en charge adaptée. Sa prévalence croissante est la conséquence de l’évolution de nos modes de vie, en particulier une alimentation trop riche notamment en sel, ainsi qu’une diminution de l’activité physique, une progression de la sédentarité avec comme conséquence, la prise de poids.
En France, si dix millions d’hypertendus sont traités, on estime à 4 millions le nombre de patients qui s’ignorent. Non contrôlée, l’hypertension artérielle figure parmi les premiers facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Pour faire simple, l’HTA correspond à une pression du sang en permanence trop élevée dans les artères. Elle est dangereuse, car elle fatigue le cœur, crée des lésions graves au niveau des artères et provoque des accidents aigus cardio-cérébro-vasculaires.
« On dit de l’hypertension artérielle qu’elle est un « tueur silencieux », parce que la plupart du temps, elle ne se manifeste à travers aucun symptôme particulier, explique le Pr Pierre Lantelme, cardiologue au CHU de Lyon, membre du bureau de la Fédération Française de Cardiologie. Il existe cependant des signes non spécifiques qui doivent nous alerter, comme les maux de tête, des difficultés de concentration, des vertiges, une fatigue chronique, des troubles visuels ou des bourdonnements d’oreille ou encore des douleurs dans la poitrine voire un essoufflement à l’effort. »
Le risque de développer une hypertension artérielle est plus important chez la femme à certaines périodes de sa vie hormonale : contraception avec œstrogènes de synthèse, grossesse, ménopause. « L’HTA touche 10 à 15% des femmes enceintes, alerte le Professeur Claire Mounier-Vehier, Présidente de la Fédération Française de Cardiologie. Et plus d’une femme sur deux ménopausée sera hypertendue. Une surveillance rapprochée et préventive s’impose donc aux femmes aux phases clés de leur vie ».
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