1/ Télésanté : une évolution incontournable
« L’essentiel, c’est d’abord cette conviction, que nous partageons tous, que la télésanté n’est pas un sujet comme un autre, mais LE sujet qui, dans les années à venir, va transformer les pratiques médicales, voire la manière même dont nous concevons la santé » : intervention de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, lors d’un colloque sur le système d’information de santé, jeudi 6 novembre 2008.
Définition
Le député Pierre Lasbordes, auteur du rapport sur la télésanté, définit la télésanté comme « l’utilisation des outils de production, de transmission, de gestion et de partage d’informations numérisées au bénéfice des pratiques tant médicales que médico-sociales ». Son objectif : garantir une meilleure qualité, sécurité et accessibilité des soins. Fédérateur d’énergie et de créativité, son développement est un levier majeur pour répondre aux problèmes liés au vieillissement de la population, à une démographie médicale en baisse, à l’organisation de la coordination et de la continuité des soins et au coût de la santé.
La « télésanté » recouvre deux notions bien différentes :
La dématérialisation de l’information de santé, qui facilite le partage et l’accès à l’information dans différents contextes : mobilité, informatique au domicile du patient, outils collaboratifs à distance entre professionnels et parfois avec le patient (dossiers médicaux partagés de niveau local, régional ou national (DMP), portails d'information professionnels ou grand public), échanges d’informations médicales (synthèses, prescriptions, comptes-rendus…), télétransmissions (feuilles de soins, facturation des séjours…) ;
La télémédecine, « partie de la médecine qui utilise la transmission par télécommunication d’informations médicales (images, comptes-rendus, enregistrements, etc.), en vue d’obtenir à distance un diagnostic, un avis spécialisé, une surveillance continue d’un malade, une décision thérapeutique »1. Elle permet d’établir un diagnostic, d’assurer, pour un patient à risque, un suivi à visée préventive ou un suivi post-thérapeutique, de requérir un avis spécialisé, de préparer une décision thérapeutique, de prescrire des produits, de prescrire ou de réaliser des prestations ou des actes, ou d’effectuer une surveillance de l’état des patients. Cette définition de la télémédecine sera prochainement complétée par un décret d’application de la loi Hôpital Patient Santé et Territoires.
Les apports de la télémédecine :
- Améliorer au quotidien la prise en charge et la vie des patients (environ 20 millions de personnes devraient être atteintes d’une maladie chronique à l’horizon 2020 en France),
- Eviter les déplacements de patients et/ou des professionnels de santé,
- Réduire l’encombrement des services hospitaliers,
- Réduire les dépenses de santé,
- Garantir une meilleure prévention des complications des pathologies,
- Réaliser des diagnostics plus précis et sûrs par l’intervention de plusieurs spécialistes,
- Palier le manque de médecins dans certaines régions.
Enjeux
La télésanté doit participer aux profondes évolutions de l’organisation actuelle des soins, des relations entre professionnels, notamment du tandem médecin-infirmier, du parcours de santé et d’une plus grande implication du patient et de l’usager dans sa prise en charge.
Ses enjeux sont multiples :
• Répondre aux situations d’isolement et d’éloignement géographique, dues à la raréfaction des médecins généralistes et spécialistes dans certaines régions ;
• Atténuer les effets du cloisonnement et de la complexité de l’organisation des soins et des aides sociales, notamment à la sortie de l’hôpital lorsque l’état du patient nécessite une télésurveillance médicale à domicile et des aides non médicales ;
• Garantir l’égalité d’accès à l’expertise, par nature rare et de plus en plus spécialisée, sur l’ensemble du territoire grâce à l’organisation en réseau de compétences ;
• Faciliter la gestion des situations d’urgence par une circulation plus fluide et plus rapide de l’information entre professionnels ;
• Maintenir à niveau les compétences des professionnels de santé et du secteur médicosocial, en particulier pour ceux exerçant en zones isolées, éloignées des grands centres et plateaux techniques ;
• Renforcer la cohérence des réponses thérapeutiques et la contribution pour la santé et le bien-être de l’usager/patient de la prévention et du suivi des soins à domicile ;
• Renforcer l’efficience du système de santé en veillant à une utilisation optimale des ressources et compétences mobilisables.
La télésanté n’est pas une nouvelle médecine, elle est probablement LA médecine du 21ème siècle. Son objectif premier : mieux répondre aux besoins du patient.
« L’essentiel, c’est d’abord cette conviction, que nous partageons tous, que la télésanté n’est pas un sujet comme un autre, mais LE sujet qui, dans les années à venir, va transformer les pratiques médicales, voire la manière même dont nous concevons la santé » : intervention de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, lors d’un colloque sur le système d’information de santé, jeudi 6 novembre 2008.
Définition
Le député Pierre Lasbordes, auteur du rapport sur la télésanté, définit la télésanté comme « l’utilisation des outils de production, de transmission, de gestion et de partage d’informations numérisées au bénéfice des pratiques tant médicales que médico-sociales ». Son objectif : garantir une meilleure qualité, sécurité et accessibilité des soins. Fédérateur d’énergie et de créativité, son développement est un levier majeur pour répondre aux problèmes liés au vieillissement de la population, à une démographie médicale en baisse, à l’organisation de la coordination et de la continuité des soins et au coût de la santé.
La « télésanté » recouvre deux notions bien différentes :
La dématérialisation de l’information de santé, qui facilite le partage et l’accès à l’information dans différents contextes : mobilité, informatique au domicile du patient, outils collaboratifs à distance entre professionnels et parfois avec le patient (dossiers médicaux partagés de niveau local, régional ou national (DMP), portails d'information professionnels ou grand public), échanges d’informations médicales (synthèses, prescriptions, comptes-rendus…), télétransmissions (feuilles de soins, facturation des séjours…) ;
La télémédecine, « partie de la médecine qui utilise la transmission par télécommunication d’informations médicales (images, comptes-rendus, enregistrements, etc.), en vue d’obtenir à distance un diagnostic, un avis spécialisé, une surveillance continue d’un malade, une décision thérapeutique »1. Elle permet d’établir un diagnostic, d’assurer, pour un patient à risque, un suivi à visée préventive ou un suivi post-thérapeutique, de requérir un avis spécialisé, de préparer une décision thérapeutique, de prescrire des produits, de prescrire ou de réaliser des prestations ou des actes, ou d’effectuer une surveillance de l’état des patients. Cette définition de la télémédecine sera prochainement complétée par un décret d’application de la loi Hôpital Patient Santé et Territoires.
Les apports de la télémédecine :
- Améliorer au quotidien la prise en charge et la vie des patients (environ 20 millions de personnes devraient être atteintes d’une maladie chronique à l’horizon 2020 en France),
- Eviter les déplacements de patients et/ou des professionnels de santé,
- Réduire l’encombrement des services hospitaliers,
- Réduire les dépenses de santé,
- Garantir une meilleure prévention des complications des pathologies,
- Réaliser des diagnostics plus précis et sûrs par l’intervention de plusieurs spécialistes,
- Palier le manque de médecins dans certaines régions.
Enjeux
La télésanté doit participer aux profondes évolutions de l’organisation actuelle des soins, des relations entre professionnels, notamment du tandem médecin-infirmier, du parcours de santé et d’une plus grande implication du patient et de l’usager dans sa prise en charge.
Ses enjeux sont multiples :
• Répondre aux situations d’isolement et d’éloignement géographique, dues à la raréfaction des médecins généralistes et spécialistes dans certaines régions ;
• Atténuer les effets du cloisonnement et de la complexité de l’organisation des soins et des aides sociales, notamment à la sortie de l’hôpital lorsque l’état du patient nécessite une télésurveillance médicale à domicile et des aides non médicales ;
• Garantir l’égalité d’accès à l’expertise, par nature rare et de plus en plus spécialisée, sur l’ensemble du territoire grâce à l’organisation en réseau de compétences ;
• Faciliter la gestion des situations d’urgence par une circulation plus fluide et plus rapide de l’information entre professionnels ;
• Maintenir à niveau les compétences des professionnels de santé et du secteur médicosocial, en particulier pour ceux exerçant en zones isolées, éloignées des grands centres et plateaux techniques ;
• Renforcer la cohérence des réponses thérapeutiques et la contribution pour la santé et le bien-être de l’usager/patient de la prévention et du suivi des soins à domicile ;
• Renforcer l’efficience du système de santé en veillant à une utilisation optimale des ressources et compétences mobilisables.
La télésanté n’est pas une nouvelle médecine, elle est probablement LA médecine du 21ème siècle. Son objectif premier : mieux répondre aux besoins du patient.




