Sommaire
Article publié le 12/07/2019 à 07:42 | Lu 686 fois

Homéopathie : Agnès Buzyn suit l'avis de déremboursement de la HAS

Dans un récent communiqué et conformément à ses engagements, Agnès Buzyn, ministre de la Santé indique qu’elle va suivre l’avis de la Haute Autorité de Santé (HAS) et donc, engager la procédure de radiation des médicaments homéopathiques de la liste des médicaments pris en charge par l’Assurance Maladie pour une mise en œuvre au 1er janvier 2021.


Et le communiqué ministériel de préciser : « en France, le bien fondé du remboursement des médicaments par l’assurance maladie est évalué par la HAS afin de s’assurer qu’ils présentent un intérêt thérapeutique suffisamment important ».
 
La HAS a récemment évalué le service médical rendu par les médicaments homéopathiques, à la demande de la ministre. À partir de l’ensemble des données médicales et scientifiques disponibles, elle a mis en évidence que ces médicaments « n’avaient ni démontré leur efficacité dans les affections pour lesquels des données sont disponibles, ni démontré leur intérêt pour la santé publique « notamment pour réduire la consommation d’autres médicaments » précise le communiqué.
 
L’évaluation scientifique de la HAS a donc conclu que l’intérêt clinique de ces produits était insuffisant pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale. Dans ce contexte, la ministre de la Santé va initier dans les prochains jours la procédure visant à radier les médicaments homéopathiques de la liste des médicaments pris en charge par l’Assurance Maladie au 1er
janvier 2021.
 
Une étape intermédiaire est prévue et consistera à abaisser le taux de remboursement de 30 à 15% au 1er janvier 2020. Cette démarche en deux temps « témoigne de la volonté de la ministre de permettre aux patients, prescripteurs et industriels concernés de s’adapter progressivement au déremboursement total au 1er janvier 2021 » assure le communiqué.
 
Suite à cette décision, sur Europe 1, Valérie Lorentz-Poinsot, directrice générale de Boiron (ndlr : laboratoire spécialisé dans l’homéopathie), a déploré « un massacre ». La DG de Boiron s’en est pris à la HAS, qui avait conclu à l'"efficacité insuffisante" de ces produits pharmaceutiques. "Je vais m'attacher, les jours qui viennent, à rétablir la vérité sur ce que représente l'homéopathie" qui annonce également, dans la matinale d'Europe 1, la publication d'éléments "qui remettent totalement en question l'avis de la HAS".





Dans la même rubrique :
< >