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Article publié le 20/09/2018 à 11:05 | Lu 2292 fois

HSBC fait le point sur l'état des retraites dans le monde et en France (partie 1)

La 15ème édition de l’étude HSBC sur le futur des retraites dans le monde* réalisée avec Ipsos MORI présente les grandes tendances de la retraite sur la planète et fournit un éclairage sur les enjeux clés liés au vieillissement des populations et à l’allongement de la durée de vie. En voici les grandes lignes.


Dans le monde, seul un gros quart (26%) des personnes en âge de travailler épargne régulièrement pour leur retraite. Et dans cet esprit, la France se situe nettement en-deçà de cette moyenne, avec seulement 18% des personnes en âge de travailler agissant de façon similaire, à comparer avec le Royaume-Uni (un tiers), le Canada (38%) et les USA (40%).
 
Par ailleurs et toujours cette nouvelle étude, à l’échelle internationale, moins d’une personne en âge de travailler sur dix (9%) indique épargner en vue de futurs soins de santé ou de frais de maison de retraite. Cela, en dépit du fait que l’espérance de vie moyenne au niveau mondial a connu un bond de cinq ans et demi entre 2000 et 2016, pour atteindre 72 ans (74,2 ans pour les femmes à comparer avec 69,8 ans pour les hommes).
 
Difficultés économiques et préférence pour le « présent »
À l’échelle de la planète, ce manque de prévoyance semble lié à la faible connaissance du budget global nécessaire à la retraite. Ainsi, la plupart des sondés en âge de travailler estiment privilégier leurs besoins financiers immédiats, sans anticiper leur retraite (ce qui peut se comprendre…).
 
Dans le monde, 43% des personnes en âge de travailler vivent au jour le jour financièrement, un tiers en France et 42% d’entre elles  épargnent pour des objectifs à court terme. De fait, l’Hexagone se trouve en dessous de cette proportion.
 
Plus encore, au niveau mondial, plus d’une personne en âge de travailler sur trois préfère profiter de « l’instant présent » (le fameux hic et nunc) plutôt que d’épargner pour sa retraite. En France, cette proportion chute à 26% des personnes en âge de travailler, à comparer avec la Chine, l’Inde et les États-Unis où les personnes interrogées sont respectivement 47%, 46% et 36% à avoir le même ressenti.
 
Frontière plus floue entre le temps actif et la retraite
Le manque de prévoyance dans l’épargne est dû à la part significative de personnes en âge de travailler, la retraite n’est pas synonyme d’un arrêt total d’activité : bien au contraire, à l’échelle internationale, une belle majorité (58%) des personnes interrogées envisage de continuer à travailler, dans une certaine mesure, à la retraite. C’est une véritable tendance de fond depuis une dizaine d’années.
 
Mais là encore, c’est en France que cette tendance est la moins représentée, avec seulement un petit tiers (32%) des sondés en âge de travailler déclarant vouloir continuer à le faire à la retraite, à comparer avec la Chine (60%), les États-Unis (59%) et le Royaume-Uni (48%).
 
Plus encore, au niveau mondial, ce sont 42% des personnes en âge de travailler qui envisagent de se lancer dans un projet entrepreneurial à la retraite. La France et le Royaume-Uni se situant en queue de peloton avec seulement 18% des personnes interrogées exprimant un souhait similaire, à comparer avec les États-Unis (36%) et l’Inde (54%).
 
Carence d’informations
Dès lors qu’il s’agit d’appréhender le budget nécessaire à la retraite, seule la moitié des personnes en âge de travailler se considère bien informée quant au coût des frais liés à un hébergement en maison de retraite. Elles sont encore moins nombreuses (42%) à savoir combien elles devront dépenser pour financer des soins médicaux à domicile.
 
Comparativement, c’est en France que les personnes en âge de travailler sont les mieux informées : elles sont respectivement 65% et 55% à se déclarer conscientes du montant des frais liés à un placement en maison de retraite et aux soins médicaux à domicile. Le fait est que ce sujet est très régulièrement abordé dans les différents média et qu’il est très facile de trouver des informations en ligne à ce sujet.
 
Les Français en âge de travailler considèrent que la retraite est un temps positif
À l’échelle globale de la planète, la perception de la retraite s’avère généralement positive. La plupart des sondés espèrent ainsi y trouver une plus grande liberté (72%), s’ouvrir à de nouveaux loisirs (les trois-quarts) et retrouver la forme physique (59%).
 
C’est en France que ces proportions sont globalement les plus élevées : nos compatriotes sont ainsi respectivement 75% et 76% à envisager la retraite comme une période de plus grande liberté et comme une opportunité de découverte de nouveaux centres d’intérêts. Ils ne sont toutefois que 47% à y voir une opportunité pour renouer avec la forme physique.
 
Plus encore, les Français en âge de travailler sont plus de la moitié (53%) à associer la retraite à la tranquillité. Pour plus d’un tiers d’entre eux, la retraite est également synonyme de relaxation (38%) et de bonheur (un tiers). Enfin, contrairement aux idées reçues, les Français sondés ne sont que 12% à déclarer associer la retraite à un sentiment d’ennui.
 
Dans le monde, les femmes sont plus positives que les hommes concernant la retraite. Environ huit femmes en âge de travailler sur dix (78 %) espèrent découvrir de nouveaux loisirs (79% en France). Les hommes en âge de travailler ne sont que 73% à exprimer une position identique (72% en France). Toutefois, et c’est un point important, la moitié des femmes dans le monde craint de ne pas être en mesure de subvenir à ses besoins une fois le temps de la retraite venu…

*The Future of Retirement intitulée Bridging the Gap
Cette étude reflète l’opinion de plus de 17 000 personnes dans 16 pays et territoires à travers le monde : Argentine, Australie, Canada, Chine, France, Hong Kong, Inde, Indonésie, Malaisie, Mexique, Singapour, Taïwan, Turquie, Émirats Arabes Unis, Royaume-Uni et États-Unis.
 
Les résultats sont issus d’une enquête menée sur Internet dans chaque pays auprès de personnes en âge de travailler âgées de 21 ans ou plus ou en retraite, à partir d’échantillons représentatifs à l’échelle nationale. Cette enquête a été conduite en novembre et décembre 2017.
 
Depuis le lancement de l’étude The Future of Retirement en 2005, ce sont plus de 194 000 personnes qui ont été interrogées dans le monde.






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