Sommaire
Article publié le 04/11/2019 à 01:00 | Lu 1069 fois

Grand lancement de la complémentaire solidaire

Agnès Buzyn, ministre de la Santé vient de lancer, le 1er novembre dernier, la complémentaire santé solidaire prévue par la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté et votée dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019. A partir de 25 euros par mois pour une personne de 60 ans et plus.


Alors que trop de Français renoncent à une complémentaire santé pour des raisons financières, cette complémentaire santé solidaire vise à proposer « une offre complémentaire de grande qualité, avec une large gamme de soins sans reste à charge » indique le communiqué du ministère.
 
Elle devrait bénéficier à plus de 10 millions de personnes parmi lesquels les 7,5 millions de bénéficiaires de l’actuelle CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire) et de l’ACS (aide à une complémentaire santé). A noter qu’elle remplace la CMU-C, qui reste inchangée, et s’étend à d’autres bénéficiaires : ceux aujourd’hui éligibles à l’ACS
 
La complémentaire santé solidaire sera soit entièrement sans frais pour les personnes actuellement éligibles à la CMU-C, qui disposent de revenus inférieurs à 746 euros/mois, soit à moins d’1 euros par jour pour les personnes disposant de revenus inférieurs à 1007 euros/mois et devrait constituer un gain de pouvoir d’achat pour les ménages qui n’auront plus de reste à charge sur certains soins optiques, auditifs ou dentaires.
 
Pour les seniors, le cout sera de : pour un assuré âgé de 50 à 59 ans : 21 euros ; pour un assuré âgé de 60 à 69 ans : 25 euros ; et enfin, pour un assuré âgé de 70 ans et plus : 30 euros.
 
« Ce sont des millions de personnes, parmi les plus fragiles, qui dès le 1er novembre bénéficieront d’une complémentaire santé plus large et plus protectrice. Je ne peux pas accepter qu’en France on renonce à se faire soigner parce qu’on n’en a pas les moyens, cela va à l’encontre de nos principes de solidarité. La complémentaire santé solidaire est un progrès majeur dans l’accès de tous à la santé » a indiqué Agnès Buzyn lors du lancement.
 
Outre les soins de base (consultations chez un professionnel de santé, hospitalisations, médicaments, analyses médicales…), le panier de soins de la Complémentaire santé solidaire intègre les lunettes, prothèses dentaires et auditives du panier 100 % santé.
 
Elle intègre les apports de la réforme du 100% santé, mais elle est encore plus favorable aux assurés concernés : elle permet la prise en charge à 100% de l’audiologie et des prothèses dentaires dès le 1er novembre 2019 au lieu de 2021 (dans le cadre du 100 % santé), et elle couvre davantage de soins à 100%, avec un panier de soins prothétiques dentaires plus large que celui du 100% santé.
 
En moyenne, l’économie pour l’assuré se situera autour de :
• 100 euros pour une couronne céramo-métallique ;
• 300 euros dans le cas d’un équipement optique complexe ;
• 2 000 euros dans le cas d’un équipement complet d’audioprothèses.
 
Si les bénéficiaires leur ont bien présenté un justificatif de droits à la Complémentaire santé solidaire (carte Vitale ou attestation papier), les professionnels de santé doivent pratiquer le tiers payant avec dispense totale d’avance des frais et ne doivent pas pratiquer de dépassements d’honoraires.
 
Les frais sont pris en charge, d’une part par les organismes d’assurance maladie pour la part obligatoire et, d’autre part, par l’organisme gestionnaire choisi par l’assuré.
Un numéro de téléphone gratuit
Bon à savoir : 0 800 971 391 est mis à la disposition des assurés pour tout renseignement sur la nouvelle Complémentaire santé solidaire.





Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 7 Novembre 2019 - 01:00 Nash : de l'intérêt des probiotiques