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Article publié le 23/01/2019 à 01:00 | Lu 1755 fois

Français, alimentation, activité physique et sédentarité...

En France, l’étude Esteban (étude nationale de Santé sur l’Environnement, la Biosurveillance, l’Activité physique et la Nutrition menée en 2016, a permis d’observer la situation de l’alimentation et de l’activité physique de la population. La mise en regard avec les données de l’étude Nationale nutrition santé (ENNS), réalisée en 2006, permet de constater que les comportements alimentaires ont globalement peu évolué ces dix dernières années.


La situation nutritionnelle des Français est moins défavorable que celle qui est observée dans beaucoup d’autres pays européens. Mais cette situation reste fragile, avec des inégalités sociales de santé qui perdurent.
- Près de la moitié des adultes français sont en surpoids ou obèses, soit près de 7 millions d’adultes (un tiers en surpoids, 17% obèses).
- Près de 18% des enfants de 6 à 17 ans sont en surpoids ou obèses. Cette situation stagne depuis 10 ans.
- Des inégalités sociales de santé augmentent, d’autres se réduisent du fait d’une dégradation de la consommation des personnes les plus diplômées.
 
Certaines inégalités sociales se sont accrues ces dernières années, témoignant d’une dégradation des consommations alimentaires chez les moins diplômés (notamment une hausse de la consommation de produits sucrés chez les femmes).
 
Certaines inégalités sociales se sont aussi estompées du fait de la dégradation de la consommation des personnes les plus diplômées. C’est notamment le cas de la consommation de fruits et de légumes chez les enfants (la diminution d’atteinte du repère de consommation des garçons issus des ménages les plus éduqués a estompé les différences liées au niveau d’étude montrées en 2006).
 
L’activité physique des Français est encore faible et la sédentarité élevée chez les adultes et les enfants résidant en France métropolitaine. Cette situation se dégrade en particulier chez les femmes et les enfants ces dix dernières années.
 
Les observations de ces enquêtes de Santé publique France justifient que chacun se mobilise pour s’orienter vers des modes de vie plus favorables à la santé. Ils réaffirment également la nécessité de créer des environnements qui facilitent les choix favorables à la santé, particulièrement pour les enfants et les publics défavorisés.
 
À quoi servent les recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité ?
Des messages simples pour nous encourager à changer nos habitudes
Les recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité sont des messages courts, pratiques et accessibles, fondés sur des données scientifiques.
 
Elles ont pour objectif d’aider les personnes à faire les meilleurs choix alimentaires et à adopter un mode de vie plus actif, c’est-à-dire à faire plus d’activité physique et à réduire le temps passé assis.
 
Les recommandations alimentaires visent à aider les consommateurs et à orienter leurs choix en les informant. Elles peuvent servir de références pour l’établissement de standards nutritionnels dans différents cadres : les repas servis dans les établissements scolaires ou de soins, dans les programmes d’aide alimentaire, pour orienter l’offre alimentaire etc. Elles sont susceptibles d’avoir des répercussions sur la consommation en informant les individus.
 
Les recommandations sur l’activité physique et la sédentarité visent à inciter les personnes d’une part à faire davantage d’activité physique et, d’autre part, à réduire le temps passé assis dans la journée.

En effet, un individu peut à la fois être actif, c’est-à-dire faire du sport ou des activités physiques tel qu’il est recommandé, mais aussi être très sédentaire, c’est-à-dire passer beaucoup de temps assis et souvent de façon prolongée dans sa vie quotidienne.

Comme la France, de nombreux pays allient aujourd’hui des recommandations sur l’activité physique et sur la sédentarité.
 
Les recommandations intègrent pour la première fois la question du développement durable. Depuis quelques années, certains pays tels que l’Allemagne et la Suède prennent en compte les préoccupations liées à la durabilité environnementale dans leurs recommandations alimentaires nationales. La France s’intègre désormais dans ce mouvement. 





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