Du point de vue de la recherche que sait-on en 2024 des mécanismes de douleurs ?
DB : Cela dépend de quel type de douleurs on parle : il existe, d’une part, des douleurs aiguës (ou des accès douloureux) qui durent quelques jours ou semaines, et d’autre part, des douleurs chroniques qui durent des mois voire même des années.
Dans le cadre des maladies rhumatismales, les deux cas de figures peuvent se présenter et les mécanismes qui sous-tendent les douleurs aiguës ou chroniques ne sont pas les mêmes.
En ce qui concerne les douleurs aiguës ou subaiguës, on est plutôt dans le cas de mécanismes dits inflammatoires (notamment dans le cadre des maladies rhumatismales).
En revanche, en ce qui concerne les douleurs chroniques, en particulier dans certaines étiologies comme la fibromyalgie, il s’agit de mécanismes physiopathologiques complètement différents.
Dans ce cas, on est bien davantage dans le domaine de la neurologie avec des modifications du système nerveux, notamment des modifications des systèmes de contrôle et de modulation de la douleur, au niveau du cerveau.
On est donc dans une situation complètement différente de la précédente puisque même si l’inflammation a pu jouer un rôle initial dans le déclenchement de certains mécanismes, une fois que ces mécanismes centraux sont apparus, ils vont s’autonomiser par rapport à la cause périphérique initiale et vont contribuer à amplifier, pérenniser la douleur.
On comprend alors que dans ce cas-là, des traitements usuels utilisant les analgésiques courants comme le paracétamol, les anti-inflammatoires, voire même les morphiniques, ne soient pas très efficaces. Il est donc très important de bien comprendre que ces différents cadres physiopathologiques n’ont pas grand-chose à voir entre eux.
Concernant l’arthrose, cela dépend à quel stade on la prend : il peut y avoir des mécanismes périphériques pour lesquels des infiltrations ou des anti-inflammatoires peuvent marcher.
Mais il y a souvent des échappements à ces traitements, parce qu’en réalité, même dans l’arthrose classique avec destruction de l’articulation, des composantes neurologiques centrales se surajoutent aux mécanismes périphériques.
Ces douleurs peuvent ainsi devenir résistantes aux traitements usuels que les patients connaissent bien. Les patients qui ont des douleurs chroniques depuis fort longtemps savent bien que les traitements comme le paracétamol ou les ant1nflammatoires, ne marchent plus à un moment donné…
DB : Cela dépend de quel type de douleurs on parle : il existe, d’une part, des douleurs aiguës (ou des accès douloureux) qui durent quelques jours ou semaines, et d’autre part, des douleurs chroniques qui durent des mois voire même des années.
Dans le cadre des maladies rhumatismales, les deux cas de figures peuvent se présenter et les mécanismes qui sous-tendent les douleurs aiguës ou chroniques ne sont pas les mêmes.
En ce qui concerne les douleurs aiguës ou subaiguës, on est plutôt dans le cas de mécanismes dits inflammatoires (notamment dans le cadre des maladies rhumatismales).
En revanche, en ce qui concerne les douleurs chroniques, en particulier dans certaines étiologies comme la fibromyalgie, il s’agit de mécanismes physiopathologiques complètement différents.
Dans ce cas, on est bien davantage dans le domaine de la neurologie avec des modifications du système nerveux, notamment des modifications des systèmes de contrôle et de modulation de la douleur, au niveau du cerveau.
On est donc dans une situation complètement différente de la précédente puisque même si l’inflammation a pu jouer un rôle initial dans le déclenchement de certains mécanismes, une fois que ces mécanismes centraux sont apparus, ils vont s’autonomiser par rapport à la cause périphérique initiale et vont contribuer à amplifier, pérenniser la douleur.
On comprend alors que dans ce cas-là, des traitements usuels utilisant les analgésiques courants comme le paracétamol, les anti-inflammatoires, voire même les morphiniques, ne soient pas très efficaces. Il est donc très important de bien comprendre que ces différents cadres physiopathologiques n’ont pas grand-chose à voir entre eux.
Concernant l’arthrose, cela dépend à quel stade on la prend : il peut y avoir des mécanismes périphériques pour lesquels des infiltrations ou des anti-inflammatoires peuvent marcher.
Mais il y a souvent des échappements à ces traitements, parce qu’en réalité, même dans l’arthrose classique avec destruction de l’articulation, des composantes neurologiques centrales se surajoutent aux mécanismes périphériques.
Ces douleurs peuvent ainsi devenir résistantes aux traitements usuels que les patients connaissent bien. Les patients qui ont des douleurs chroniques depuis fort longtemps savent bien que les traitements comme le paracétamol ou les ant1nflammatoires, ne marchent plus à un moment donné…





