Les recommandations officielles préconisent de pratiquer une activité physique ou sportive de 30 minutes par jour pour un adulte pour permettre un réel bénéfice sur la santé. Ceci équivaut à faire 10.000 pas tous les jours soit 3 Km.
La pratique régulière d’une activité physique ou sportive agit également sur la survenue des principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires :
• Chez les personnes pré-diabétiques : l’activité physique ou sportive réduit de 58 % l’apparition d’un diabète à 3 ans ;
• Chez les personnes en surpoids : l’exercice physique, accompagné d’un suivi diététique, entraîne une perte de poids allant jusqu’à 8Kg et prévient les complications cardiovasculaires ;
• Le mauvais cholestérol baisse de 10 % et le bon cholestérol augmente de 5 %.
L’activité physique ou sportive : des bénéfices sur la santé à tous les âges de la vie
Pour les seniors : l’activité physique ou sportive a des effets bénéfiques sur les facteurs de risques tels que la surcharge pondérale, l’hypertension artérielle, l’état pré-diabétique, les troubles cognitifs, sur la santé globale et la qualité de vie.
La pratique sportive régulière permet de restaurer une partie des capacités fonctionnelles mobilisables à l’exercice et de retarder certains processus délétères liés au vieillissement, et ainsi améliorer l’autonomie et la qualité de vie au cours de l’avancée de l’âge. Même chez le sujet âgé fragile, l’activité physique présente un intérêt sur le plan de la mobilité, de l’équilibre, de la souplesse, de la force musculaire et de la prévention des chutes.
En prévention secondaire, la pratique d’une activité physique permet d’éviter la récidive et les complications
• Intégrer l’activité physique à la prise en charge de la maladie chronique (obésité, maladies cardiovasculaires) apporte un réel bénéfice thérapeutique. Elle contribue à la prévention des comorbidités (telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, les cancers). L’activité physique apporte des bénéfices physiques, physiologiques, psychologiques et sociaux. Elle améliore l’appétit, la fatigue, le sommeil, l’anxiété, la dépression, l’image du corps, la sociabilité et facilite la réhabilitation professionnelle.
• Après la survenue d’un accident cardiaque, la pratique d’une activité physique ou sportive contribue à la prévention des récidives. Elle fait reculer la mortalité et diminue les facteurs de risque :
• Elle diminue la mortalité de 20 à 25 % chez les cardiaques entre 50 et 60 ans et permet de gagner un à trois ans de vie supplémentaires.
• 25 % des fumeurs après un infarctus arrivent à arrêter définitivement de fumer grâce et uniquement à la pratique d’une activité physique ou sportive. Après un infarctus, un patient sur cinq aura un risque de récidive s’il ne pratique pas une activité physique régulière. À cause du manque de structures adaptées, aujourd’hui seuls 20 à 25 % des cardiaques bénéficient d’une rééducation adaptée après leur accident leur permettant de limiter le risque de récidive et de prolonger leur vie.