Sommaire
Article publié le 16/12/2020 à 10:50 | Lu 4920 fois

Être vieux en France : combien ça coûte ?




Alors que la France compte près de 15 millions de retraités, combien cela coûte d'être « vieux » dans notre pays lorsque l'on a 65 ans, 75 ans ou 85 ans et que l’on souhaite rester vivre et bien vieillir dans son chez soi ? Lancement du premier baromètre Retraite.com - Silver Alliance.


Dans ce baromètre, les deux partenaires ont étudié le coût de plus de 25 produits et services indispensables aux seniors tels que la mutuelle, l'aide à domicile, l'achat d’accessoires adaptés ou de produits nécessaires à la dépendance pour établir le coût du « bien vieillir » chez soi en dehors des frais récurrents (loyer, eau, électricité, alimentation).
 
Pour chaque tranche d'âge (65 ans, 75 ans et 85 ans ), l'étude a analysé le prix des services de base aux services premium afin d'adapter les offres aux niveaux de revenus des retraités en épluchant plus de 250 devis.
 
12.514 euros par an soit 1.043 euros par mois : c'est le coût moyen sur trente ans qu'il faut prévoir pour vieillir dignement chez soi de 65 ans à plus de 85 ans ; ce, établi sur les neuf profils analysés dans cette étude.
 
« Vieillir à domicile a logiquement un coût croissant avec l'âge pour veiller sur sa santé et compenser sa perte d'autonomie » estime Ludovic Herschlikovitz, PDG du site Retraite.com. « Avec un pouvoir d'achat parfois en berne à la retraite, définir tous les services nécessaires au bien vieillir à domicile nous a semblé indispensable pour informer et aiguiller les Français sur les produits et services essentiels pour profiter pleinement de sa retraite ».
 
Ainsi, entre 65 et 75 ans, les frais de santé (mutuelle, frais optique, dentaire...) restent le premier poste de dépenses. Mais bien vieillir, c'est aussi profiter de la vie, voir du monde et sa famille, engendrant souvent des frais de déplacements non négligeables. D’autre part, les services à domicile tels que le ménage, le jardinage ou l'accompagnement des personnes fragiles occupent le troisième poste de coût.
 
Entre 75 ans et 85 ans, la santé reste le premier poste de frais avec des prix de mutuelles, des frais d'optique, dentaire ou de prothèses auditives de plus en plus élevés, venant impacter le coût du bien vieillir. En revanche l'âge avançant, la tendance aux déplacements tend à diminuer avec en corolaire, une sédentarité accrue et des frais plus élevés de services à domicile (ménage, aides personnalisées, portage de repas...), les taches usuelles devenant plus difficiles à accomplir.
 
Enfin, à partir de 85 ans, la dépendance et l'accès à des soins d'accompagnements deviennent plus importants (services à domicile, garde de nuit, alimentation personnalisée). Le coût du "bien vieillir chez soi" devient alors très largement le premier poste de dépenses avec un coût parfois important pour les gardes de nuits ou les services à domicile, mais néanmoins nécessaires pour rester vivre à domicile dignement et largement compensées par un crédit d'impôt diminuant d'autant la facture.
 
C'est souvent l'âge où la question du passage en Ehpad ou en maison médicalisée se pose. Néanmoins, des alternatives existent désormais et permettent à la famille proche ou aux aidants de pouvoir rester connectés en permanence ou d'être alertés en cas de chute ou d'alertes d'urgence.
 
« Ces produits ou services connectés, encore inexistants il y a dix ans, permettent de mettre en place des actions alternatives à la garde à domicile avec des solutions de préventions efficaces et sécurisantes » précise encore le fondateur de Retraite.com.
 
Pour Benjamin Zimmer, PDG et cofondateur de Silver Alliance, « la couverture unique de notre système de santé permet aux plus fragiles d'être pris en charge à 100% par la sécurité sociale pour des besoins de grande dépendance tels que le fauteuil roulant ou le lit médicalisé. D'autres aides telles que celle d'action logement permettent, en fonction de plafonds de ressources, de pouvoir être pris en charge à hauteur de 5.000 euros pour l'aménagement de sa salle de bain ».
 
Et ce spécialiste de poursuivre : « enfin, la réforme 100% santé mise en place début 2020 a clairement marqué la volonté des pouvoirs publics d'améliorer l'accès aux soins et de garantir au plus grand nombre une prise en charge à 100% de certaines prestations en dentaire et en optique. Cette réforme est une excellente nouvelle pour les Français et devrait se prolonger en 2021 avec l'élargissement aux soins des appareils auditifs. »