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Article publié le 15/10/2018 à 05:57 | Lu 2755 fois

Don d'organe : deux campagnes de sensibilisation en cet automne 2018

L’Agence de la biomédecine organise à l’automne 2018 deux temps forts de communication pour rappeler l’importance de la greffe pour tous les patients qui en ont besoin. Du 2 au 28 Octobre 2018, l’Agence de la biomédecine lance comme chaque année, une campagne nationale de sensibilisation au don de rein de son vivant. Et une seconde vague de communication sur le don post-mortem qui se déroulera du 15 au 30 novembre 2018.


Don d'organe : deux campagnes de sensibilisation en cet automne 2018
Du 2 au 28 Octobre 2018, l’Agence de la biomédecine lance comme chaque année, une campagne nationale de sensibilisation au don de rein de son vivant. Il s’agit de faire connaitre cette possibilité thérapeutique en particulier à l’entourage des patients. Car la greffe rénale à partir d’un donneur vivant présente d’excellents résultats pour les patients.
 
Il faut noter qu’actuellement, l’activité de prélèvement et de greffe d’organes, quelle que soit la source de greffons, présente un plateau pour les premiers mois de l’année 2018, voire, pour certains mois, une baisse d’activité. Il semble donc primordial de rappeler largement que toutes les sources de greffons sont importantes pour les patients, qu’ils proviennent d’un don du vivant ou d’un don post-mortem.
 
« Le don post mortem par mort encéphalique sans contre-indication médicale est une situation rare
(1% des décès). Il est heureux que la mortalité routière ou après accident vasculaire cérébral baisse, et 2018 se caractérise par une baisse notable de ces décès indique le Pr. Olivier Bastien, directeur prélèvement et greffe d’organes et de tissus, Agence de la biomédecine.
 
Et le professeur de poursuivre : « le choix de donner ses organes après sa mort permet de sauver plusieurs vies. Néanmoins ce parcours demande, entre les examens nécessaires et le bloc opératoire, toute une chaine professionnelle qui peut être en difficulté lorsque l’hôpital lui-même est confronté à des difficultés ».
 
« Ce fut le cas lors de l’épidémie de grippe en début d’année mais aussi lors de périodes de surcharge. La priorisation de la greffe doit être réaffirmée et mise en œuvre dans ce contexte tendu. On a constaté, en 2018, pour la première fois depuis de nombreuses années, une baisse sensible, dans certaines régions, du prélèvement, alors même qu’il n’existe pas d’augmentation du taux de refus ».
 
En complément de la campagne nationale sur le don de rein du vivant, l’Agence de la biomédecine va développer une seconde vague de communication nationale sur le don post-mortem, qui se déroulera du 15 au 30 novembre 2018. Il s’agit de rappeler, à travers un spot diffusé sur les grandes chaines de télévision nationales, le sens du consentement présumé qui prend racine dans le principe de solidarité et d’impliquer chacun.
 
Ce spot TV permet aussi de souligner l’importance de la chaine du prélèvement à la greffe et de tous les acteurs, professionnels de santé et associations, qui la composent. Car, si l’on est tous donneurs, de par la loi, on peut tous, un jour aussi, être receveur.
 
« Il est indispensable que toute la société, car tout le monde peut présenter un accident de santé nécessitant une greffe en France, se mobilise pour relancer un nouvel élan de solidarité » conclut le professeur Olivier Bastien.
 
Le bénéfice de la greffe
La greffe s’impose comme un atout thérapeutique majeur qui offre aux patients et à leur entourage une qualité de vie retrouvée. Cette activité est de mieux en mieux maîtrisée et ses résultats ne cessent de s’améliorer.
 
Mais la greffe n’est pas pour autant devenue un acte « normal » de routine. Elle reste un traitement d’exception, qui fait l’objet d’une priorité décidée par le législateur. La greffe d’organe est une pratique médicale complexe qui implique un nombre important de professionnels engagés pour le bénéfice de tous les patients.
 
Grâce à l’engagement de ces professionnels de santé, en France, actuellement, plus de 57.000 personnes vivent grâce à un organe greffé et plus de 75% des personnes greffées vivent bien avec leur greffon après 10 ans de greffe. Mais il n’y a pas de greffe sans greffon…
 
Rappel des trois grands principes énoncés par la loi de bioéthique :
• Consentement présumé :
En France, la loi indique que nous sommes tous donneurs potentiels d’organes et de tissus, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus d’un tel prélèvement (soit à titre principal en s’inscrivant sur le registre national des refus, soit en informant ses proches).
• Gratuité :
Le don d’organes est un acte de générosité et de solidarité entièrement gratuit. La loi interdit toute rémunération en contrepartie de ce don. Cette règle constitue par ailleurs une garantie contre le trafic d’organes.
• Anonymat :
Le nom du donneur ne peut pas être communiqué au receveur, et réciproquement. Les proches du donneur peuvent cependant être informés des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes, s’ils le demandent. La règle de l’anonymat entre donneur et receveur a été prévue par la loi pour préserver les proches en deuil mais également pour aider les personnes greffées à s’approprier leur greffon, même si beaucoup d’entre elles pensent régulièrement au donneur.
 





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