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Article publié le 28/02/2020 à 07:56 | Lu 815 fois

Des tournois de bridge Neurodon pour financer la recherche sur le cerveau




Parce que les activités intellectuelles sont bonnes pour la santé de notre cerveau, la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (FRC) et la Fédération Française de Bridge (FFB) s’associent afin de créer des tournois pour le « Neurodon ». Du 1er mars au 31 mai, la FFB invite ses clubs à organiser des tournois solidaires au profit de la Recherche sur le Cerveau.


Cela fait des années que les chercheurs nous le disent : autant que l’activité physique, l’activité cérébrale et intellectuelle est bonne pour le cerveau ; elle permet de le protéger sur le long terme et donc, de limiter certaines maladies.
 
Dans ce contexte, on comprend bien évidemment l’intérêt de protéger cet organe méconnu mais vital. A cet effet, rappelons que des études scientifiques ont démontré que le bridge, jeu de carte associant anticipation, mémoire et déduction aurait un véritable effet protecteur sur le cerveau.
 
D’après les chercheurs américains, les joueurs de bridge réguliers présenteraient 75% (c’est énorme) de risques en moins de développer la maladie d’Alzheimer (1). Par ailleurs, une étude française confirme ces impressionnants résultats en expliquant qu’en plus de la stimulation intellectuelle, c’est aussi les interactions sociales induites par ce jeu qui maintiennent le cerveau en bonne santé (2).
 
Par ailleurs, plusieurs médecins affirment que la gymnastique intellectuelle et la stimulation de la mémoire que développent les bridgeurs repousseraient de manière significative les effets des pathologies neurodégénératives. D’ailleurs de nos jours, des établissements spécialisés s'appuient sur la pratique du bridge pour entretenir les capacités mémorielles de leurs patients.
 
C’est la raison pour laquelle la FRC va financer des projets de recherche en 2020 sur la thématique : « Le cerveau protégé de/par son environnement ». D’une part la santé de notre cerveau pourrait être protégée d’agressions environnementales nuisibles, d’autre part, des maladies du cerveau pourraient être empêchées par un environnement favorable. C’est le concept de neuroprotection, qui est bel et bien synonyme de prévention des maladies neurologiques et psychiatriques.
 
L’année dernière, ce tournois Neurodon avait été organisé avec la Fédération française de Scrabble.
 
(1) Les activités de loisirs et le risque de démence chez les personnes âgées. Verghese, J; et al., The New England Journal of Medicine, 2003.
(2) Les activités de loisirs et le risque de démence chez les personnes âgées : résultats des études de trois villes. T.N ; Akbaraly et al., Neurologie, 2009