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Article publié le 13/12/2019 à 01:00 | Lu 1536 fois

Des oméga-3 contre la démence




Les résultats de cette étude du Synadiet* montrent qu’en 2017, 3.110 cas de démence auraient pu être évités par la prise d’oméga-3 pour une économie pouvant aller jusqu’à 498 millions d’euros en 2017. Explications.


Des oméga-3 contre la démence
Les Oméga-3 ont le vent en poupe depuis une quinzaine d’années déjà. Rappelons que ce sont des acides gras essentiels indispensables au bon fonctionnement de notre organisme et qui préviennent les maladies de notre civilisation : diabète, cancer, cholestérol, maladie cardio-vasculaire…
 
Plus concrètement, les oméga 3 contribuent à des phénomènes de diminution de triglycérides dans le sang, une meilleure fluidification du sang, une baisse de la pression artérielle et une préservation de la présence du bon cholestérol. Certains chercheurs ont également démontré que les oméga 3 avaient des effets avérés sur le cerveau, la dépression et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
 
 « Les bénéfices économiques et préventifs des oméga-3 justifient amplement de favoriser la supplémentation auprès des personnes âgées. D’un point de vue scientifique, le cerveau étant caractérisé par un taux élevé de lipides indispensables à son développement et son fonctionnement, il a été démontré que les acides gras polyinsaturés (AGPI) oméga-3 avaient des propriétés vasculaires, anti-inflammatoires et la capacité de réguler l’expression génique qui pourraient contribuer favorablement aux processus cognitifs » explique le Dr Catherine Féart, chargée de recherche Inserm à l’Université de Bordeaux.
 
Et la chercheuse de poursuivre : « ces acides gras indispensables au bon fonctionnement de l’organisme se trouvent entre autres dans certaines huiles et poissons gras. Lorsque ces aliments sont inaccessibles en quantités suffisantes pour diverses raisons, les compléments alimentaires deviennent à nouveau la solution pour rééquilibrer son régime ».
 
Les troubles cognitifs concernent 1,12 million de personnes en France, pour un coût de 32 milliards d’euros à la société française en 2017. Et avec le vieillissement de la population dans l’Hexagone, mais également dans une grande partie du monde, ce n’est que le début…
 
*Synadiet a dévoilé les résultats du premier volet d’études médico-économiques, menées par l’institut
Frost & Sullivan pour Synadiet, sur la place des compléments alimentaires dans les stratégies de prévention santé liées au bien-vieillir. Précisons tout de même que ce syndicat regroupe la majorité des acteurs du secteur des compléments alimentaires en France…