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Article publié le 03/04/2018 à 01:00 | Lu 2848 fois

Des bienfaits de l'apprentissage d'une langue étrangère pour nos petites cellules grises

Selon les résultats d’une récente enquête, la quasi-totalité (93%) des utilisateurs de Babbel (une application pour apprendre les langues étrangères) estime qu’apprendre une nouvelle langue permet de garder la forme mentalement et de stimuler le cerveau.


L’apprentissage d’une langue entraine des modifications parfois inattendues dans la structure même du cerveau. Ainsi, une étude réalisée par l’université de Lund a montré l’impact de l’apprentissage d’une langue étrangère sur le développement de l’hippocampe et de trois autres zones du cortex cérébral. 
 
Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont comparé deux groupes d’étudiants, l’un suivant un programme intensif en langues, l’autre suivant un programme de médecine et de sciences cognitives. Pas de doute : apprendre une langue présente des avantages cognitifs supérieurs à d’autres apprentissages, car seuls les étudiants du groupe de langues présentaient un développement des zones citées précédemment. En effet, l’hippocampe joue un rôle primordial dans la mémoire et les émotions.
 
L’impact sur le cerveau va encore plus loin chez les personnes bilingues, comme le montre l’étude réalisée par les chercheurs de Northwestern. Les individus polyglottes passent constamment d’une langue à l’autre, jonglant avec les mots et les temps, en choisissant celle qui sera la mieux adaptée au contexte.
 
Il est prouvé que cette co-activation des langues permet le développement de nouveaux réseaux neuronaux. De manière imagée, le cerveau d’une personne bilingue est constamment en train de résoudre un puzzle, en passant d’une langue à l’autre. Cela implique que les petites cellules grises d’une personne bilingue sont toujours en train de s’exercer, même lorsque celles-ci ne font rien de spécial.
 
Des études ont aussi démontré que certes, les enfants apprennent plus facilement que les adultes en raison de la flexibilité de leur cerveau ; cependant ils ont bien moins de distractions, comparés aux adultes qui ont un milliard de choses à gérer et qui ont donc moins l’occasion d’apprendre quelque chose de nouveau. Quand on leur en donne l’occasion, les adultes peuvent apprendre une nouvelle langue à n’importe quel âge aussi vite qu’un enfant. Ils comprennent en général bien mieux la grammaire et les règles de syntaxe.
 
Selon des études menées à l’Académie Americaine de Neurologie à l’Université de York, les symptômes de la sénilité apparaissent chez les adultes qui ne parlent qu’une seule langue à l’âge de 71 ans comparé à 75 ans pour les bilingues. Ceux-ci résistent aux premiers symptômes de la sénilité et d’Alzheimer environ quatre ans de plus comparé aux autres. Il semble que le fait de jongler entre deux langues permette d’activer certaines parties du cerveau qui sont impliquées dans les « facultés décisionnaires », c’est-à-dire celles qui ont un rapport avec la prise en charge des tâches et leur exécution.
 
Apprendre une langue reste l’une des méthodes les plus efficaces pour booster sa concentration. L’un des principaux avantages à être bilingue réside dans la capacité du cerveau à filtrer les informations inutiles, à la manière d’enfants qui ignorent les bruits parasites dans une classe pour se concentrer sur le cours. Il faut également souligner que ces résultats ne concernent pas uniquement les personnes parfaitement bilingues, puisque les bénéfices peuvent s’observer dès le premier semestre d’apprentissage…
 
Alors anglais, espagnol, italien, russe, chinois, portugais ? Quelle langue allez-vous choisir ?  





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