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Article publié le 07/06/2018 à 11:51 | Lu 1280 fois

Déremboursement des médicaments symptomatiques Alzheimer : un leurre selon la FVA

La Fondation Vaincre Alzheimer juge infondé le déremboursement de ces traitements. A l’heure du déremboursement, argumenté par de nombreuses contre-vérités, la fondation a souhaité recentrer le débat sur cinq faits scientifiques fondamentaux et bien réels.


Déremboursement des médicaments symptomatiques Alzheimer : un leurre selon la FVA
1- Les médicaments symptomatiques de la maladie d’Alzheimer : de quoi s’agit-il ?
Ces médicaments ont pour cible de favoriser la transmission entre les neurones, grâce au neurotransmetteur « acétylcholine ». En effet, plusieurs études scientifiques ont démontré que le taux d'acétylcholine dans le cerveau des malades d'Alzheimer diminuait fortement.
 
L'objectif de ces médicaments est de faciliter la communication entre les neurones. Cette amélioration a donc un effet sur les symptômes de la maladie d'Alzheimer. Mais ces médicaments ne permettent pas de guérir la maladie.
 
2- L’efficacité de ces traitements a été démontrée dans de multiples études scientifiques
De nombreuses études scientifiques prouvent l'efficacité de ces médicaments sur la cognition, les activités de la vie quotidienne et le comportement (agressivité, apathie). Leur efficacité est certes modeste, mais elle est significative.
 
Récemment, cette efficacité a été confirmée sur du long terme par une étude académique Domino qui n’impliquait aucun laboratoire pharmaceutique. Cette étude a montré que les patients traités évoluaient moins rapidement que les patients non traités.
 
Les scientifiques ont également montré que l’arrêt du donépézil augmentait le risque d’institutionnalisation des malades dans les 12 premiers mois. Cette récente étude n'a pas été prise en compte dans le rapport de la commission de transparence de la HAS.
 
3- Une prétendue dangerosité, non avérée
Comme tous les traitements actifs, les traitements symptomatiques de la maladie d’Alzheimer peuvent avoir des effets secondaires. Mais ces effets secondaires peuvent être anticipés et prévenus: il est indispensable de vérifier l’absence de contre-indications et d’interaction avec les autres traitements avant de les prescrire. C'est le travail quotidien des spécialistes que de le faire, avec le médecin traitant. Si le rapport bénéfice-risque est défavorable, le traitement est simplement interrompu ou évité.
 
4- Le guide parcours de soins de la HAS n'est pas une alternative aux médicaments symptomatiques
Le 25 mai dernier, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié un guide pour le diagnostic et le parcours de soins de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées. Les thérapies non médicamenteuses et la prise en charge médico-sociale sont essentielles au parcours de soin. Il ne s'agit toutefois pas d’une alternative aux traitements médicamenteux, mais d'un traitement complémentaire.
 
5- L’avis de nos spécialistes est à prendre en compte !
Cinq sociétés savantes représentant les neurologues, gériatres, gérontologues, psychogériatres et psychiatres de la personne âgée appellent à « un nouvel examen des résultats scientifiques internationaux sur le sujet avant de prendre une décision qui isolerait la France et serait délétère pour les patients et leur entourage ». La Fondation Vaincre Alzheimer soutient fortement cette requête.
 
Face à une telle décision, la fondation, en tant qu’acteur majeur de la recherche sur la maladie d’Alzheimer en France, se voit dans l’obligation de rappeler les faits scientifiques relatifs aux médicaments symptomatiques de la maladie d’Alzheimer. Ces constatations démontrent en effet que la décision du déremboursement s’appuie sur des arguments biaisés.
 
Cet organisme reste résolument du côté de la recherche médicale et d'une meilleure prise en charge des personnes malades. Elle s’engage dans la transmission des connaissances et contribue activement à la synergie entre médecine, recherche et patients.

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