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Article publié le 14/05/2018 à 01:00 | Lu 1484 fois

David Goodall, 104 ans, s'est rendu en Suisse pour un suicide assisté

Dernier voyage pour ultime voyage. Le scientifique australien David Goodall, 104 ans, s’est rendu en Suisse afin de pouvoir bénéficier d’un suicide assisté, chose qu’on lui refusait dans son pays d’origine, l’Australie. Il est parti vers d’autres ailleurs jeudi dernier, le 8 mai à 12h30. C’était à Bâle.


Voici assurément une information qui devrait remettre le suicide assisté des personnes âgées sur le devant de la scène. En effet, le scientifique australien David Goodall, 104 ans, a décidé de se rendre en Suisse afin de pouvoir bénéficier d’un suicide assisté.  
 
L’homme n’était pas malade. Mais il estimait que sa vie et sa qualité de vie ne lui convenaient plus, que tout s’était détérioré (il avait des problèmes de vision et de mobilité) et qu’il était temps de partir. Pour lui, sa vie avait commencé à devenir pénible, il y a dix ans. Il avait d’ailleurs tenté de se suicider en début d’année, mais avait échoué. Il avait alors demandé aux autorités de son pays, l’Australie, un suicide assisté. Suicide qui lui avait été refusé.
 
C’est la raison pour laquelle il a décidé de se rendre en Suisse. Un dernier voyage de 24h en avion pour un ultime voyage vers d’autres ailleurs. Le centenaire est donc définitivement parti le jeudi 8 mai dernier à 12h30 dans la ville de Bâle grâce à une injection de barbiturique.
 
« A mon âge, ou même plus jeune d’ailleurs, on veut être libre de choisir quand le temps de notre mort est le plus approprié (…) J'aurais préféré terminer en Australie et je regrette vraiment que l'Australie soit en retard sur la Suisse en matière de droit à mourir », a indiqué le botaniste aux journalistes présents à Bâle.
 
Lors de ses derniers moments, entouré de sa famille, il a mangé un « fish and chips » et du cheesecake (ses plats préférée) et écouté la 9ème symphonie de Beethoven. C’est lui-même qui a actionné le bouton qui allait diffuser l’injection létale. Ses derniers mots ont été : « Cela a été affreusement long ! ».
 
Rappelons que le suicide assisté est autorisé en Suisse mais aussi au Canada, aux Pays-bas, au Luxembourg et dans certains états des Etats-Unis. Il n’a souhaité aucunes funérailles ni cérémonie.






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