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Article publié le 28/09/2020 à 01:00 | Lu 1508 fois

Création de l'A-MCA, un signal en faveur du "care" et du pouvoir d'agir




Après le succès du livre collectif « Médecines Complémentaires et Alternatives. Pour ou Contre ? », publié chez Michalon en 2019 et les débats qu’il a suscité, les trois co-directeurs de l’ouvrage, Véronique Suissa, docteur en psychologie clinique, Serge Guérin, théoricien du care* et le Dr Philippe Denormandie, neuro-chirurgien et conseiller santé de Nehs, ont décidé de lancer l’Agence des Médecines Complémentaires et Alternatives (A-MCA). Explications.


L’A-MCA se positionne comme un pôle de réflexions et d’actions en faveur d’une intégration cohérente, structurée et sécurisée des MCA, comprendre, les Médecines Complémentaires et Alternatives.
 
Plus largement, elle vise à asseoir, sur le terrain,  le soin relationnel et non médicamenteux et à mieux articuler la cure et le care.
 
Enfin, elle a pour but de structurer ce champ dans la société à partir d’une double dynamique d’intégration/vigilance, avec une ligne d’action clairement affichée : « favoriser l’essor des pratiques bénéfiques tout en luttant contre les dérives en santé ».
 
L’Agence –dont l’idée avait été évoquée lors du premier colloque organisé sur le sujet au ministère de la santé, en octobre 2019, et fait l’objet par les trois fondateurs d’une tribune dans la Revue Politique et Parlementaire en Février 2020–  se situe dans ce mouvement, relancé par la catastrophe du Covid, de rénovation de la santé publique et de prise en compte des attentes nouvelles des patients comme des soignants.
 
À la fois think thank et do-thank, l’A-MCA entend contribuer à l’essor d’une société et d’une santé du care. Les réflexions de l’A-MCA sont très transverses (scientifiques, institutionnelles, sociétales) et les actions multiaxiales (débats, expérimentations, publications, formations, etc.).
 
Toutes les initiatives de l’A-MCA s’adressent à la société dans son ensemble et à tous les contextes : prévention, santé, maladies physiques et/ou mentales, handicap, vieillissement normal et pathologique…
 
L’A-MCA bénéficie du soutien et de l’implication d’organisations multiples comme le Réseau Francophone Villes Amies des Aînés, France-Alzheimer, Siel Bleu, l’Union Francophone des Patients Partenaires, Responsage...
 
Des acteurs du monde de la protection sociale viendront soutenir concrètement l’Agence qui développera des missions d’ingénierie en santé. Elle sera présidée par Serge Guérin et dirigée par Véronique Suissa.
 
Mouvement de démocratie en santé
Un collège d’experts, regroupant des chercheurs de renoms comme les professeurs en médecine Gilles Berrut et Julien Nizard, ou des professeurs en psychologie comme Alain Blanchet, président de l’Ecole des psychologues praticiens, Antoine Bioy, Conseiller à l’Unesco, qui coordonnera les travaux des experts, ou Alfonso Santarpia, de l’Université de Sherbooke.
 
Ce collège comprend également des représentants de grandes associations de patients, comme Joël Jaouen, président de France-Alzheimer ou Bernard Denis, président de l’Union Francophone des Patients Partenaires, ou des acteurs associatifs, comme Jean-Michel Ricard, président de Siel Bleu ou Pierre-Olivier Lefebvre, délégué général du Réseau Francophone Villes Amies des, Aînés, des personnalités comme Jean Gatel, ancien ministre de l’économie sociale
 
On y retrouve aussi Myriam El Khomeri, ancienne ministre du travail et auteur d’un rapport sur les métiers du grand âge, des élus, comme les députés Philippe Berta, professeur de génétique, Jeanine Dubié, Ancienne directrice d’EHPAD, Agnès Firmin Le Bodo, pharmacienne d’officine, Laurence Vanceunebrock, œuvrant contre les «  thérapies de conversion », etc.
 
Sans oublier des acteurs de terrain comme Catherine Bitker-Viens, médecin, ancien praticien à l’APHP et co-auteure du rapport APHP portant sur les médecines complémentaires ou Tolotra Andriamparany, Médecin chercheur et épidémiologiste à l’OMS,  …. 
 
L’A-MCA s’inscrit dans un mouvement de démocratie en santé pour faire de chaque individu -y compris personnes âgées, patients, aidants ou soignants-  des citoyens de la santé, de la solidarité et de la prévention.
 
Cette démarche s’inscrit dans les enjeux de renforcement de la santé publique et de prise en compte des besoins en prévention et en accompagnement de la longévité. Elle entend faciliter le pouvoir d’agir des citoyens malades ou non, se posant ainsi comme structure accompagnant toute personne recherchant une meilleure qualité de vie ou toute structure de droit privée ou publique œuvrant dans le domaine du care.
 
Pour aller plus loin : https://www.agencemca.org
 
*expert des enjeux de la seniorisation de la société et professeur à l’Inseec U.