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Article publié le 18/03/2020 à 07:21 | Lu 1415 fois

Covid-19 : contre l'isolement des ainés avec la Société Saint-Vincent-de-Paul




Alors que la France doit faire face à une crise sanitaire sans précédent et que le gouvernement a pris -très tardivement certes- de nouvelles mesures pour freiner la progression du virus, la Société de Saint-Vincent-de-Paul (SSVP), réseau de charité de proximité avec de nombreux retraités comme bénévoles, alerte sur le renforcement de l’isolement des personnes âgées.


Sauf véritable urgence, le gouvernement Macron, incite les Français à ne plus visiter les personnes âgées vivant à domicile ou en maison de retraite afin de les protéger du coronavirus (ce dernier s’avérant particulièrement létale pour les anciens et les personnes déjà atteintes de maladies chroniques).
 
C’est certes, c’est une solution, mais une solution qui risque d’augmenter la solitude à laquelle les ainés doivent déjà souvent faire face au quotidien en temps normal… Dans ce contexte, la Société Saint-Vincent de Paul (tout comme les Petits Frères des Pauvres il y a deux jours) s’inquiète du renforcement de l’isolement des ainés.
 
Et le communiqué de rappeler que « la suspension des visites dans les EHPAD, le confinement « forcé » des seniors, l’annulation des goûters partagés et autres activités visant à créer du lien… ne feront qu’accroître leur isolement ». Certes, mais c’est une question de sécurité sanitaires.
 
Dans ce contexte et selon Jean-Luc Bordeyne, Secrétaire Général de la SSVP, « nous devons repenser, dans l’urgence, notre façon d’accompagner les plus fragiles. Mais ce virus ne pourra se combattre qu’en restant solidaires ».
 
Et de rappeler que si l’on doit éviter de visiter les personnes âgées, certaines actions restent néanmoins possibles : des échanges très réguliers par téléphone, l’envoi de cartes postales, des appels vidéo, la livraison des colis alimentaires sur le pas de la porte (sans prise de risques sanitaires).
 
Il est important de rappeler que beaucoup de bénévoles de l’association (17.000 en France) sont retraités et qu’ils doivent eux-aussi veiller à se protéger. « Nous sommes face à une situation inédite, nous devons à la fois protéger nos personnes accompagnées et nos bénévoles (…) » conclut Jean-Luc Bordeyne.
 
A ce jour, le virus a fait près de 8.000 morts dans le monde dont 2.503 en Italie (deuxième pays le plus « meurtrier ») et 175 en France.