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Article publié le 13/06/2018 à 10:16 | Lu 858 fois

Chirurgie digestive : le point avec l'Institut Paoli-Calmettes de Marseille

Cette année, l’Institut Paoli-Calmettes (Marseille) passe le cap de la 7.000ème intervention chirurgicale digestive. En trois décennies, cette équipe de spécialistes a pratiqué 3.500 chirurgies du côlon et du rectum, 2.500 chirurgies du foie et du pancréas et mille chirurgies de l’œsophage et de l’estomac.


Chirurgie digestive : le point avec l'Institut Paoli-Calmettes de Marseille
La cœlioscopie, voie d’abord chirurgicale mini-invasive, permet de réaliser des interventions à ventre fermé, sous le contrôle d’une caméra, avec simplement quelques petites incisions ou en passant par les voies naturelles. A l’IPC, la chirurgie coelioscopique a commencé à la fin des années 1990, avec les résections coliques et rectales (plus de 1 000 interventions coelioscopiques sur le rectum réalisées à ce jour).
 
Parallèlement à la cœlioscopie, un premier robot a été acquis en 2006, puis un second de dernière génération en 2016, ce qui a permis d’intensifier la prise en charge des cancers colorectaux par voie mini-invasive. L’expertise mini-invasive en chirurgie colorectale a par ailleurs favorisé le développement de la chirurgie du pancréas, du foie, de l’estomac et de l’œsophage sous cœlioscopie (plus de 200 procédures déjà réalisées).
 
En ce qui concerne la prise en charge des cancers de la jonction oeso-gastrique (tumeurs de la jonction entre l’estomac et l’œsophage), l’équipe a développé un abord par voie « trans-hiatale oncologique » coelio-assistée.
 
Cette technique, rendue possible grâce à l’apport de la cœlioscopie en 3D, permet de réduire de façon significative le taux de complications habituellement constaté au décours de ces interventions pratiquées par des voies d’abord classiques (ouverture de l’abdomen et du thorax), sans modifier la performance oncologique de la chirurgie. 
 
L’Institut est aujourd’hui le centre qui affiche l’une des plus fortes activités de chirurgie digestive sur la région sud. L’activité, à la hausse, est en croissance constante : plus 30% envisagés entre 2018 et 2022, sur toutes les pathologies concernées (côlon, rectum, foie, pancréas, œsophage, estomac).
 
Une tendance qui s’explique par une expertise reconnue, un savoir-faire technique à la pointe de l’innovation. Et un vieillissement de la population qui entraine de facto, une hausse de ces pathologies.
 
« Un patient pris en charge pour un cancer digestif est certain de bénéficier d’un parcours thérapeutique optimisé, que ce soit en chirurgie, écho-endoscopie, radiologie interventionnelle, radiothérapie, ou chimiothérapie, au sein d’une équipe en interaction constante, où toutes les options, même les plus innovantes, sont évaluées » assure l’Institut dans son communiqué.
 
Rappelons que les cancers digestifs représentent un tiers des cancers diagnostiqués chaque année en France. A l'IPC, plus de 2.000 nouveaux patients sont pris en charge chaque année pour un cancer digestif. Cela représente 25% des cancers pris en charge à l’Institut.





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