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Article publié le 03/07/2019 à 01:00 | Lu 1052 fois

Canicule : pour aller plus loin, penser la place du vieillissement dans notre société (AD-PA)

L’actuelle canicule nous invite à penser aux Personnes Agées fragilisées. Au-delà de la nécessaire solidarité dans cette crise, c'est l'occasion de réfléchir plus profondément à la place des Personnes Agées et du vieillissement dans la société.


La société française est écartelée avec d’un côté, chaque famille qui aime ses vieux et les regarde le plus souvent avec tendresse.
 
Travailler auprès des personnes âgées c'est apprendre beaucoup sur le temps qui passe, le vieillissement, la relation à la mort et donc profondément à la vie.
 
Les métiers du grand âge sont profondément enrichissants et valorisants par la beauté humaine de leurs démarches et les satisfactions que procurent au quotidien les personnes âgées aux plus jeunes.
 
Pour autant, notre société n’aime pas ses vieux… Dans un développement qui appelle toujours au renouvellement et au changement, on jette les vieilles choses et donc métaphoriquement aussi les vieilles personnes.
 
Soit les plus vieux doivent avoir des comportements de jeunes pour être acceptés soit s'ils ne le peuvent pas ils sont dévalorisés, traités de « dépendants » parfois même de « légumes ».
 
Les arbitrages des finances publiques leur sont toujours défavorables et le manque de financement renforce une situation précaire des plus fragiles à domicile et en établissement. Cela renforce la mauvaise image de gens hagards dans les maisons de retraite ou totalement désocialisés dans le secret de leur domicile. Cela conforte les maltraitances de toutes sortes.
 
En déconsidérant ainsi les plus vieux notre société déconsidère le propre vieillissement de chacun de ses membres qu'on ait 40, 50 ou 60 ans.
 
Pour plus de cohésion il importe donc que le positif l'emporte sur le négatif, de montrer que mieux aider les vieux fragiles c'est aider les jeunes en créant des centaines de milliers d'emplois et aussi donner des perspectives à toute la société car si l'avenir de la France ce sont les jeunes, l'avenir de chaque Français c'est d'être vieux.
 
L'on peut être vieux et heureux. Comme en témoigneront plusieurs personnes âgées même fragilisées lors de la deuxième édition du Congrès des âges et du vieillissement en septembre prochain.
 
Cela suppose un changement de regard collectif et individuel sur ces questions auquel participe le mouvement citoyen AVVEC.