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Article publié le 01/06/2018 à 11:13 | Lu 1091 fois

Canicule et fortes chaleurs : activation du dispositif de surveillance saisonnière

Comme tous les 1er juin, le ministère de la Santé vient d’activer le dispositif de surveillance saisonnière du PNC qui sera automatiquement désactivé le 31 août, sauf si des conditions météorologiques particulières justifient son maintien. Retour sur ce système et les choses à savoir en cas de canicule.


Cela fait plus de dix ans que chaque été, la canicule vient menacer les personnes âgées. Certes depuis 2003, on prend nos précautions, certes depuis 2003 (15.000 morts supplémentaires), chaque année l’Etat met en place son Plan national canicule (PNC) mais malgré tout, à chaque fois, des anciens meurent par centaines…
 
A partir des études menées par Santé Publique France, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé souligne que les impacts sanitaires ne se limitent pas aux canicules mais apparaissent dès les premiers pics de chaleur, notamment pour les populations fragiles (personnes âgées, enfants en bas âge, personnes sans abri…). Elle incite donc l’ensemble des acteurs à se préparer à prendre des mesures de prévention et de protection des populations, adaptées et proportionnées, dès le dépassement du niveau de vigilance jaune canicule.
 
Les mairies, en particulier dans les grandes agglomérations, ont été invitées à tenir dès à présent leurs registres communaux pour recenser les personnes isolées afin que des équipes d’aide et de secours puissent leur venir en aide en cas de vagues de fortes chaleurs (les proches ne doivent pas hésiter à inscrire leurs parents âgés). Elles ont également été incitées à identifier précisément les lieux réfrigérés qui pourraient être mis à la disposition des plus vulnérables.
 
La ministre a également rappelé le rôle des acteurs de la solidarité et des associations qui interviennent au contact de la population et a insisté pour une parfaite coordination des acteurs sanitaires et sociaux pour l’identification et l’accompagnement sanitaire et social des personnes isolées, à domicile ou sans domicile, qui représentent généralement les premières victimes des épisodes de forte chaleur.
 
Avec la multiplication des épisodes caniculaires, les Français commencent à connaitre les bons réflexes à adopter… Mais pour ceux qui souhaitent en savoir plus et recevoir de l’information, le ministère de la Santé a ouvert la plate-forme téléphonique « Canicule », accessible au 0 800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe) de 9 heures à 19 heures. On vous explique tout !
 
En cas de malaise ou de coup de chaleur, les numéros d'urgence à contacter : 15 (SAMU) ; 18 (Pompiers) ou 112 (numéro d'urgence unique européen). Rappelons également que la carte de vigilance Météo-France permet de s’informer deux fois par jour de l’évolution des températures.
 
Concernant les personnes âgées, il est notamment conseillé de boire au minimum l'équivalent de 8 verres par jour (soit 800 mL), l'idéal étant une consommation quotidienne de 13/14 verres. Si vous n'appréciez pas les eaux « natures », vous pouvez diversifier votre apport en consommant de l'eau avec du sirop, du thé frais, des soupes froides, et des aliments riches en eau (pastèque, fraises, tomates, concombres, sorbets, yaourts, ...)

En résumé, quelques recommandations à suivre en cas de fortes chaleurs
- Boire régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif
- Se rafraîchir et se mouiller le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour
- Manger en quantité suffisante et ne pas boire d’alcool
- Eviter de sortir aux heures les plus chaudes et, si possible, passer plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée...)
- Maintenir son logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais)
- Penser à donner régulièrement de ses nouvelles à ses proches et, dès que nécessaire, oser demander de l’aide
- Si nécessaire, demander conseil à son médecin traitant, tout particulièrement en cas de problème de santé ou de traitement médicamenteux régulier (adaptation de doses par exemple)