Premier temps du dépistage : le test de recherche de sang occulte dans les selles
Lors de la consultation le médecin traitant recherche la présence de signes d’alerte ou de facteurs de risque. S’il l’estime éligible au programme de dépistage organisé, il remet à son patient le test à réaliser à domicile. Dans 96% des cas, le test est négatif : ce qui signifie qu’aucun saignement pouvant témoigner de la présence d’un cancer ou de lésions précancéreuses n’a été détecté au moment du test. Le dépistage s’arrête là. Toutefois, précisons que ce test doit être refait tous les deux ans.
À noter : certains polypes ou cancers peuvent ne pas être identifiés par le test s’ils ne saignent pas au moment du test. Il faut donc consulter son médecin traitant si des douleurs abdominales ou des troubles digestifs inhabituels et persistants apparaissaient, ou en cas de présence de sang dans les selles.
Dans 4% des cas, le test est positif : cela ne signifie pas forcément qu’il y a un cancer, mais que du sang a été détecté dans les selles. Pour en identifier l’origine, le médecin adressera le patient à un gastroentérologue afin qu’il réalise une coloscopie. C’est là qu’intervient le deuxième temps…
Deuxième temps : la coloscopie
Effectuée par un gastroentérologue, pour les personnes ayant un résultat de test positif, la coloscopie constitue l’examen de référence pour mettre en évidence d’éventuelles anomalies du côlon ou du rectum. Il faut savoir que dans près de la moitié des cas, la coloscopie ne détecte aucune anomalie ! Dans environ 30% des cas, elle détecte un polype ou adénome et dans 8 à 10% des cas, un cancer...
En 2011, les données de l’Assurance maladie indiquent qu’environ 70.000 coloscopies ont été réalisées dans le cadre du dépistage organisé, soit 5,5% de l’ensemble des coloscopies réalisées en France. Outre les risques liés à l’anesthésie, le risque de complications graves suite à une coloscopie (dont perforations intestinales et hémorragies sévères) existe mais reste rare. Cet examen peut entraîner des complications modérées à sévères pour 1 à 4,5‰ des coloscopies, dont des hémorragies (pour 1 à 3‰ des actes) et des perforations intestinales (pour 0,5 à 1‰ des actes). Les décès consécutifs aux complications surviennent pour 1/18 000 à 1/10 000 coloscopies.
Le médecin généraliste au coeur du dispositif
De nos jours, le médecin traitant occupe une place centrale au sein du programme de dépistage organisé. Il joue en effet un rôle d’orientation, d’information et de prescripteur : après avoir évalué le niveau de risque de la personne en fonction de son histoire personnelle et/ou familiale, il lui remet le test de dépistage si le patient présente un risque moyen, en expliquant ses modalités de réalisation, ses limites et les conduites à tenir en cas de positivité.
Selon le Baromètre cancer 2010, la consultation au moins annuelle d’un médecin généraliste, est associée à un taux de dépistage significativement plus élevé. Ce taux augmente encore pour deux consultations annuelles ou plus. L’échange avec le médecin traitant au sujet du dépistage semble en effet permettre de lever certains freins puisque 90% des personnes réalisent le test dès lors que le médecin leur a remis. Le rôle du médecin traitant est donc déterminant dans l’adhésion du patient au programme de dépistage organisé du cancer colorectal.
Pour autant, le dépistage du cancer colorectal ne s’installe que très progressivement dans la pratique des médecins généralistes. Ils ne sont que 34% à le vérifier systématiquement à chaque consultation auprès de leurs patients âgés de 50 à 74 ans, contre 56% pour le dépistage du cancer du sein (qui est recommandé et organisé) ou 45% pour celui du cancer du col utérin (également recommandé).
Lors de la consultation le médecin traitant recherche la présence de signes d’alerte ou de facteurs de risque. S’il l’estime éligible au programme de dépistage organisé, il remet à son patient le test à réaliser à domicile. Dans 96% des cas, le test est négatif : ce qui signifie qu’aucun saignement pouvant témoigner de la présence d’un cancer ou de lésions précancéreuses n’a été détecté au moment du test. Le dépistage s’arrête là. Toutefois, précisons que ce test doit être refait tous les deux ans.
À noter : certains polypes ou cancers peuvent ne pas être identifiés par le test s’ils ne saignent pas au moment du test. Il faut donc consulter son médecin traitant si des douleurs abdominales ou des troubles digestifs inhabituels et persistants apparaissaient, ou en cas de présence de sang dans les selles.
Dans 4% des cas, le test est positif : cela ne signifie pas forcément qu’il y a un cancer, mais que du sang a été détecté dans les selles. Pour en identifier l’origine, le médecin adressera le patient à un gastroentérologue afin qu’il réalise une coloscopie. C’est là qu’intervient le deuxième temps…
Deuxième temps : la coloscopie
Effectuée par un gastroentérologue, pour les personnes ayant un résultat de test positif, la coloscopie constitue l’examen de référence pour mettre en évidence d’éventuelles anomalies du côlon ou du rectum. Il faut savoir que dans près de la moitié des cas, la coloscopie ne détecte aucune anomalie ! Dans environ 30% des cas, elle détecte un polype ou adénome et dans 8 à 10% des cas, un cancer...
En 2011, les données de l’Assurance maladie indiquent qu’environ 70.000 coloscopies ont été réalisées dans le cadre du dépistage organisé, soit 5,5% de l’ensemble des coloscopies réalisées en France. Outre les risques liés à l’anesthésie, le risque de complications graves suite à une coloscopie (dont perforations intestinales et hémorragies sévères) existe mais reste rare. Cet examen peut entraîner des complications modérées à sévères pour 1 à 4,5‰ des coloscopies, dont des hémorragies (pour 1 à 3‰ des actes) et des perforations intestinales (pour 0,5 à 1‰ des actes). Les décès consécutifs aux complications surviennent pour 1/18 000 à 1/10 000 coloscopies.
Le médecin généraliste au coeur du dispositif
De nos jours, le médecin traitant occupe une place centrale au sein du programme de dépistage organisé. Il joue en effet un rôle d’orientation, d’information et de prescripteur : après avoir évalué le niveau de risque de la personne en fonction de son histoire personnelle et/ou familiale, il lui remet le test de dépistage si le patient présente un risque moyen, en expliquant ses modalités de réalisation, ses limites et les conduites à tenir en cas de positivité.
Selon le Baromètre cancer 2010, la consultation au moins annuelle d’un médecin généraliste, est associée à un taux de dépistage significativement plus élevé. Ce taux augmente encore pour deux consultations annuelles ou plus. L’échange avec le médecin traitant au sujet du dépistage semble en effet permettre de lever certains freins puisque 90% des personnes réalisent le test dès lors que le médecin leur a remis. Le rôle du médecin traitant est donc déterminant dans l’adhésion du patient au programme de dépistage organisé du cancer colorectal.
Pour autant, le dépistage du cancer colorectal ne s’installe que très progressivement dans la pratique des médecins généralistes. Ils ne sont que 34% à le vérifier systématiquement à chaque consultation auprès de leurs patients âgés de 50 à 74 ans, contre 56% pour le dépistage du cancer du sein (qui est recommandé et organisé) ou 45% pour celui du cancer du col utérin (également recommandé).




