Cadeaux de Noël : sous le sapin ou dans la hotte du Père Noël

Toujours difficile de trouver le cadeau qui fait véritablement plaisir. En tout cas, il y a une chose de détestable c’est le chèque ou le « bon pour… », il s’agit d’une facilité qui remplace la véritable attention. Il n’est pourtant pas difficile de connaître les goûts ou les passions des personnes qui nous sont proches et auxquels l’on offre un peu de soi-même.


Voilà pour vous aider quelques idées destinées aux passionnés de belles automobiles et de son histoire, d’œnologie, des grands maîtres de l’estampe japonaise et de quelques spiritueux à déguster en se cultivant dans l’atmosphère chaleureuse de bougies d’ambiance.
 
Nous commencerons avec les Voitures d’Exception de Nicolas Meunier qui passe en revue toutes les Supercars  apparus dans les salons depuis 2005. Ce ne sont pas moins de cinquante modèles richement illustrés et détaillés par le menu que l’on peut ainsi découvrir.
 
Ainsi que des fiches techniques aussi fouillées que précises écrites avec la compétence d’un ingénieur. Bentley Batur, Ferrari Daytona SP3, Rolls Royce Boatail… Autant de modèles qui resteront pour le commun des mortelles à l’état de rêve mais dont la haute technologie se retrouvera un jour ou l’autre intégrée dans les futures modèles de tous les jours. Voitures d’Exception de Nicolas Meunier chez Hugo Images, 224 pages et 29,95 euros.
 
Restons dans le domaine automobile avec un livre consacré au pilote argentin Juan Manuel Fangio. Véritable mythe de l’univers automobile Fangio est universellement connu et, ne disait-on pas : « tu te prends pour Fangio. » à tous ceux qui roulaient trop vite.
 
Cette belle biographie est écrite par un grand spécialiste de l’automobile. Sylvain Reisser est en effet rédacteur en chef adjoint au Figaro et responsable des rubriques automobiles du quotidien et du magazine. Une biographie qui se lit comme un roman.
 
De sa première course en 1938 jusqu’à son dernier Grand Prix à Reims en 1958 en passant par son enlèvement rocambolesque à La Havane en 1958 et ses cinq titres de champion du monde en Formule 1, on apprend tout de la vie sportive du champion argentin. Sylvain Reisser, Les mille vies de Fangio, Editions du Rocher, 18,90 euros.
 
Avec L’Automne par les Grands Maîtres de l’Estampe Japonaise, on change  radicalement de registre. Dans un joli coffret présenté à l’image d’une édition japonaise dans un format accordéon, on découvre près de soixante estampes signées des plus grands maîtres de cet art.
 
Pour cet opus, c’est l’automne qui en est le thème central. Hokusai, Hiroshige, Harunobu ou Hasui nous révèlent toutes les nuances de l’automne au travers de ses forêts et des maisons de thés au bord de lacs.
 
Le jaune des ginkgos se mèle au rouge flamboyant des érables. Cette série de représentations a été compilée par Anne Sefrioui qui est un auteur habituel de livres consacrés à l’histoire de l’art. L’Automne par les Grands maîtres de l’estampe japonaise, Hazan éditions, 35 euros.

« Le Vin ». Sous ce titre simple et clair, deux ingénieurs en agronomie et en agroalimentaire, Véronique Cheynier et Fabienne Remise nous font une formidable remise à niveau avec un ouvrage didactique concis et limpide.
 
Comprendre l’œnologie, voilà le thème de cet ouvrage paru aux Editions Quae. 60 questions et 60 réponses, depuis la « naissance » du vin il y a plusieurs milliers d’années jusqu’à savoir ce qu’est une AOP en passant par comprendre la chimie du vin et ses secrets de fabrication.
 
Ici, on est loin du romantisme de l’étiquette ou d’un nez de fruits noirs, mais on sort plus riche et plus cultivé après avoir dévoré ce petit ouvrage de 150 pages qui nous explique clairement les différences entre les vins conventionnels, bio, biodynamiques et natures avec entre autre leurs doses maximum de sulfites.
 
De quoi briller dans les dîners d’amateurs de grands crus.  Le Vin, 60 clés pour comprendre l’œnologie de Véronique Cheynier, Editions Quae, 19 euros.
 
Des livres que l’on prendra le temps de découvrir au coin d’un feu dans l’atmosphère tranquille où une sensation de bien-être sera dispensée par le parfum discret d’une bougie d’ambiance.
 
La myrrhe, le bois de santal, distilleront des notes boisées, chaudes et sophistiquées. Pour créer cette ambiance réconfortante au creux de l’hiver les bougies WooWick ajouteront l’élégance de leur vasque à votre salon. Le grand modèle est disponible au prix de 38,90 euros.
 
Pour nombre de distributeurs de spiritueux, la période de Noël est l’occasion de proposer des coffrets cadeaux qui sont toujours appréciés des amateurs.
 
Avec Jack Daniel’s, les amateur de bourbon et de whiskey savent qu’ils ne seront jamais déçus. Pour cette fin d’année, c’est un single barrel qui est proposé : 8% de seigle, 80% de maïs, 12% d’orge maltée et surtout un élevage dans un fût unique sans qu’il y ait d’assemblage ultérieur.
 
Chaque fût disposant de sa propre personnalité. On retrouve la rondeur du maïs, l’épice du seigle et le moelleux de l’orge. Présenté dans un élégant flaconnage intégré dans une boîte métallique originale, le Jack Daniel’s Single Barrel Select est disponible chez les cavistes et en GMS au prix de 31,95 euros.
 
Encore plus original est le coffret cadeau concocté par la Maison du Whisky pour son grand classique de chez Nikka : le Nikka Whisky from the Barrel. Chaque amateur de whisky japonais connaît ce petit flacon de forme presque cubique au design d’une grande pureté qui contient l’un des meilleurs blend japonais.
 
Ici, il est présenté dans un emballage qui épouse la forme de la bouteille, de deux verres dégustation de type Glencairn et du bec verseur qui composent cet ensemble cadeau. Disponible chez les meilleurs cavistes et dans les boutiques de la Maison du Whisky, le coffret Nikka from the Barrel est vendu 59,9 euros.
 
Nous terminerons avec un véritable London Dry Gin. Au milieu de la prolifération de produits qui n’ont plus rien à voir avec ce que doit être un véritable gin, le Fords Gin est une véritable bouffée d’air frais.
 
Neuf ingrédients : genièvre, coriandre, zestes de citron et d’orange amère, jasmin, angélique, zestes de pamplemousse, écorce de cannelier, racines d’iris et cassia, voilà pour la recette. On est loin des spiritueux intégrant plusieurs dizaines de plantes.
 
Le Fords a été conçu par et pour des barmen. De la bouteille qui offre une parfaite prise en main et affiche sur le côté des gradations qui facilitent le dosage lors de l’élaboration des cocktails, jusqu’à la formule simple et précise.
 
Des détails qui peuvent sembler superflus mais qui ont participé au succès de ce gin auprès des professionnels. Distillé à Londres chez Thames Distillers, il est ensuite envoyé à la distillerie Charbay dans la Napa Valley où il est ramené à 45° avec de l’eau du Comté de Mendocino.
 
Conçu pour l’élaboration de cocktails et parfaitement équilibré, le Fords évite les floraisons excessives tout en étant organisé pour que les différentes plantes se révèlent au fur et à mesure de la dégustation.
 
Un gin frais, dynamique qui met en valeur ses partenaires comme le Martini et cela sans agressivité. Un gin trop rare à découvrir absolument. En vente chez les bons cavistes, 35 euros.
 

Joël Chassaing-Cuvillier

Publié le 05/12/2023 à 01:00 | Lu 2105 fois