Entretien avec Michèle Laroque
Qu’est-ce qui vous avait tant séduit chez Angela pour que vous ayez éprouvé cette nécessité de la voir exister au cinéma ?
Angela est une femme rare. Elle est vraie, douce, pudique et « décalée », toujours dans l’étonnement de la vie. Elle se connaît et elle n’a pas d’ego. Elle est drôle, gentille et bienveillante, des vertus qui peuvent paraître démodées, mais qui me touchent beaucoup. Elle a fait de l’élégance un mode de vie. Être toujours impeccable lui permet de ne rien laisser soupçonner des moments difficiles qu’elle peut traverser.
Une façon pour elle de ne pas gêner les autres et d’assumer seule ses problèmes. Elle est donc aussi une femme courageuse, que d’ailleurs pas grand-chose n’arrête. Quand elle décide de sauter en parachute, malgré sa trouille, elle le fait. Elle n’hésite pas non plus à se remettre en question.
Face à une épreuve, on a le choix de sa réaction. Soit on s’enferme et on subit, soit on s’en sert pour évoluer. Face au fiasco de son divorce, Angela, qui s’était « perdue » dans l’image de l’épouse idéale que son éducation lui avait imposée, va choisir la seconde solution. Elle va trouver la force d’aller, enfin, affronter le monde.
C’est comme ça que, petit à petit, elle va prendre conscience qu’elle n’était pas vraiment dans « sa » vie, mais dans une vie que, quelques personnes, dont probablement son autoritaire de mère, lui avaient « dessinée ». Elle, qui avait toujours vécu « à côté » d’elle-même, va alors tout essayer pour se trouver.
On va la voir comprendre que la clef du bonheur est d’apprendre à s’aimer. Parce que, quand on s’aime et qu’on s’accepte, on n’a plus l’obsession d’être le centre de tout. On peut partager, donner, prendre le temps de regarder les autres. Comme elle est fondamentalement généreuse, Angela va nous proposer de partager son cheminement vers son épanouissement. C’est une femme qui fait du bien. Et c’est ce qui m’a plu.
Nous avons fait de Brillantissime une comédie romantique dans la veine de Bridget Jones. On y parle, avec légèreté, de choses essentielles et même de choses vitales, puisqu’on y aborde l’incroyable aventure des relations affectives dans nos vies.
On a l’impression que vous avez mis beaucoup de vous dans cette Angela. Et pas seulement sur le plan psychologique. Dans votre film, elle a, comme vous dans la vie, une mère, une fille et un chien…
Je ne pense pas qu’Angela me ressemble trait pour trait. L’histoire qu’on raconte dans le film est vraiment la sienne. Mais, c’est vrai que, comme elle, dans la vie, j’ai une fille formidable, avec laquelle j’ai une merveilleuse complicité, une mère qui a toujours beaucoup compté pour moi et que, depuis quelques années, je ne peux plus faire un pas sans ma chienne Emy, rebaptisée « XX-Elle » pour le film, car c’est elle qui y « joue ».
C’est vrai aussi que j’ai également profité de l’histoire d’Angela pour glisser des petits messages personnels, notamment en ce qui concerne la nécessité de travailler sur les programmes ancestraux qui bloquent parfois les vies.
Autre point commun entre vous et Angela, et non des moindres : elle habite Nice, qui est la ville de votre enfance…
Nice est ma ville natale et j’y suis très attachée. Y avoir situé mon film était ma façon de lui rendre hommage, de célébrer son art de vivre qui, pendant mon enfance et mon adolescence m’avait rendue si heureuse. Après l’attentat du 14 juillet 2016, j’ai été encore plus heureuse d’avoir choisi d’y tourner.
Non pas parce que je pensais que cela allait faire oublier la tragédie, puisque c’est impossible, mais parce que c’était un moyen spectaculaire de montrer que la barbarie n’avait pas gagné et que, partout, de la Promenade des Anglais au Marché aux Fleurs, la vie avait repris son cours.
Avant que la date du tournage ne nous soit connue, nous n’avions pas vraiment arrêté les endroits où nous allions placer les caméras. Nous avions plusieurs solutions. Mais quand cette date a été fixée, j’ai suggéré qu’on on aille d’abord repérer les lieux que je connaissais par cœur, puisque c’étaient ceux où j’avais grandi.
On a trouvé l’appartement d’Angela dans l’immeuble où ma grand-mère, puis mes parents et moi-même, jusqu’à mon départ de Nice, avions toujours vécu. Pour les séquences du marchand de fruits, on a pu s’installer dans le square juste en face, là où j’avais fait mes premiers pas. Quant à la scène de la boucherie, elle a été tournée dans la boutique où mes parents allaient toujours acheter leur viande…
Comme endroits chargés de vérité et d’émotion, je ne pouvais pas rêver mieux. On a eu de la chance.
Angela est une femme rare. Elle est vraie, douce, pudique et « décalée », toujours dans l’étonnement de la vie. Elle se connaît et elle n’a pas d’ego. Elle est drôle, gentille et bienveillante, des vertus qui peuvent paraître démodées, mais qui me touchent beaucoup. Elle a fait de l’élégance un mode de vie. Être toujours impeccable lui permet de ne rien laisser soupçonner des moments difficiles qu’elle peut traverser.
Une façon pour elle de ne pas gêner les autres et d’assumer seule ses problèmes. Elle est donc aussi une femme courageuse, que d’ailleurs pas grand-chose n’arrête. Quand elle décide de sauter en parachute, malgré sa trouille, elle le fait. Elle n’hésite pas non plus à se remettre en question.
Face à une épreuve, on a le choix de sa réaction. Soit on s’enferme et on subit, soit on s’en sert pour évoluer. Face au fiasco de son divorce, Angela, qui s’était « perdue » dans l’image de l’épouse idéale que son éducation lui avait imposée, va choisir la seconde solution. Elle va trouver la force d’aller, enfin, affronter le monde.
C’est comme ça que, petit à petit, elle va prendre conscience qu’elle n’était pas vraiment dans « sa » vie, mais dans une vie que, quelques personnes, dont probablement son autoritaire de mère, lui avaient « dessinée ». Elle, qui avait toujours vécu « à côté » d’elle-même, va alors tout essayer pour se trouver.
On va la voir comprendre que la clef du bonheur est d’apprendre à s’aimer. Parce que, quand on s’aime et qu’on s’accepte, on n’a plus l’obsession d’être le centre de tout. On peut partager, donner, prendre le temps de regarder les autres. Comme elle est fondamentalement généreuse, Angela va nous proposer de partager son cheminement vers son épanouissement. C’est une femme qui fait du bien. Et c’est ce qui m’a plu.
Nous avons fait de Brillantissime une comédie romantique dans la veine de Bridget Jones. On y parle, avec légèreté, de choses essentielles et même de choses vitales, puisqu’on y aborde l’incroyable aventure des relations affectives dans nos vies.
On a l’impression que vous avez mis beaucoup de vous dans cette Angela. Et pas seulement sur le plan psychologique. Dans votre film, elle a, comme vous dans la vie, une mère, une fille et un chien…
Je ne pense pas qu’Angela me ressemble trait pour trait. L’histoire qu’on raconte dans le film est vraiment la sienne. Mais, c’est vrai que, comme elle, dans la vie, j’ai une fille formidable, avec laquelle j’ai une merveilleuse complicité, une mère qui a toujours beaucoup compté pour moi et que, depuis quelques années, je ne peux plus faire un pas sans ma chienne Emy, rebaptisée « XX-Elle » pour le film, car c’est elle qui y « joue ».
C’est vrai aussi que j’ai également profité de l’histoire d’Angela pour glisser des petits messages personnels, notamment en ce qui concerne la nécessité de travailler sur les programmes ancestraux qui bloquent parfois les vies.
Autre point commun entre vous et Angela, et non des moindres : elle habite Nice, qui est la ville de votre enfance…
Nice est ma ville natale et j’y suis très attachée. Y avoir situé mon film était ma façon de lui rendre hommage, de célébrer son art de vivre qui, pendant mon enfance et mon adolescence m’avait rendue si heureuse. Après l’attentat du 14 juillet 2016, j’ai été encore plus heureuse d’avoir choisi d’y tourner.
Non pas parce que je pensais que cela allait faire oublier la tragédie, puisque c’est impossible, mais parce que c’était un moyen spectaculaire de montrer que la barbarie n’avait pas gagné et que, partout, de la Promenade des Anglais au Marché aux Fleurs, la vie avait repris son cours.
Avant que la date du tournage ne nous soit connue, nous n’avions pas vraiment arrêté les endroits où nous allions placer les caméras. Nous avions plusieurs solutions. Mais quand cette date a été fixée, j’ai suggéré qu’on on aille d’abord repérer les lieux que je connaissais par cœur, puisque c’étaient ceux où j’avais grandi.
On a trouvé l’appartement d’Angela dans l’immeuble où ma grand-mère, puis mes parents et moi-même, jusqu’à mon départ de Nice, avions toujours vécu. Pour les séquences du marchand de fruits, on a pu s’installer dans le square juste en face, là où j’avais fait mes premiers pas. Quant à la scène de la boucherie, elle a été tournée dans la boutique où mes parents allaient toujours acheter leur viande…
Comme endroits chargés de vérité et d’émotion, je ne pouvais pas rêver mieux. On a eu de la chance.




