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Article publié le 08/03/2018 à 04:21 | Lu 2568 fois

Avec blouse blanche et poils de chiens : de l'odorat canin contre le cancer

Les éditions de la Martinière vont publier le 5 avril prochain un ouvrage passionnant intitulé Avec blouse blanche et poils de chiens. Dans ce livre (19,90 euros), l’auteur Isabelle Fromantin revient sur une technique largement méconnue pour détecter les cancers du sein : celle de l’odorat du chien qu’elle développe au sein de son projet Kdog.


Avec blouse blanche et poils de chiens : de l'odorat canin contre le cancer
On dit souvent que le chien est le meilleur ami de l’homme… En voici une nouvelle preuve ! En effet, dans ce livre, Isabelle Fromantin, chercheuse à l’institut Curie et docteur en sciences, revient sur une technique largement méconnue pour détecter les cancers qui consiste à utiliser l’odorat de nos amis à quatre pattes.  
 
Jusqu’à maintenant, on se servait du flair des chiens pour détecter de la drogue ou des explosifs… Certes. Mais depuis plus d’une vingtaine d’années, on sait aussi que le chien est capable de déceler grâce à son flair, certaines lésions cancéreuses (peau, poumon ou vessie) ou de dépister un cancer de la prostate dans l’urine du patient. Sachant que l’odorat du chien dépasse bien souvent -en termes d’efficacité- les tests scientifiques.
 
De son côté, Isabelle Fromantin n’a qu’une seule idée en tête : soigner ses patients au quotidien. Être infirmière est pour elle plus qu’un métier : c’est un engagement de vie ! C’est à l’âge de sept ans que naît sa vocation. « Je crois très fort en l’humain et ce sentiment guide mes actions ». Se révoltant contre les formes arbitraires d’autorité, elle se voit exclure de plusieurs établissements scolaires ; ce qui ne l’empêche pas de passer son diplôme d’infirmière.
 
Elle part ensuite en mission en Afrique et se spécialise en cancérologie. Pour elle, le confort psychologique des malades compte autant que la gravité de leur pathologie. Elle découvre alors que les plaies tumorales émettent une odeur. Fait exceptionnel pour une infirmière, elle décide de passer une thèse en sciences fondamentales sur le sujet et obtient le titre d’infirmière docteure en sciences. 
 
Parce qu'elle aime les chemins de traverse, elle a l’idée de collaborer avec des éleveurs de chiens et de s’appuyer sur la technique de la détection canine. Elle lance alors le projet « Kdog », spécialisé dans le dépistage du cancer du sein par l’odorologie canine ; une première mondiale pour ce cancer. Les premiers résultats sont encourageants : c’est d’ailleurs ce que ce livre retrace au cours de ses 240 pages…